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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 14:19
Le Monde - 15 octobre 2011

 

Vendredi 9 septembre, ce qui constitue déjà une éternité pour une population quotidiennement exposée à une répression d'une sauvagerie comme le monde en a rarement connue, les Syriens descendus dans les rues ont réclamé une "protection internationale". Que demandent-ils ? Non pas une intervention militaire étrangère, susceptible de générer une violence encore plus insupportable de la part du régime. Mais d'abord et avant tout que la communauté internationale les aide à maintenir le caractère pacifique de leur protestation, leur permettant ainsi d'arracher à Bachar Al Assad, cramponné au pouvoir usurpé avec l'aide des amis de son père en juillet 2000 et prêt à "résister jusqu'au dernier Syrien", ce qu'il refuse de leur accorder : la justice, la dignité, la citoyenneté et la démocratie.

Ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, ceux qui refusent dans toutes les communautés de servir de porte-voix aux discours de propagande élaborés dans les officines des services de renseignements, admettent que certains Syriens ont dû se résoudre à recourir aux armes pour contrecarrer les opérations conjuguées de l'armée syrienne, des moukhabarat et des chabbiha, mercenaires à la solde de la famille présidentielle. Mais ils savent aussi que, contrairement aux affirmations du régime et de ceux qui imaginent que la bure et la soutane donnent de la crédibilité à leur discours de "trompettes", comme on dit en Syrie, il n'existe pas dans ce pays de "groupes terroristes-islamistes-salafistes armés". Ils savent surtout que l'immense majorité des Syriens qui s'exposent dans les rues à une répression de moins en moins contrôlée par un pouvoir politique dominé par ses ultras, n'ont en main aucune arme et n'ont rien à voir avec la violence qu'on leur impute. Lorsque le Dr Khawla Haydar Haydar, professeur de mathématiques à la Faculté de Physique de l'Université de Damas, est entrée dans sa salle de cours, lundi 10 octobre, et a signé de son nom la déclaration suivante qu'elle venait d'écrire sur le tableau : "Parler de gangs armés en Syrie est un mensonge. Ce sont les militaires et la sécurité qui tuent les manifestants", elle a été longuement applaudie par ses étudiants et étudiantes, qui se sont ensuite opposés à son arrestation et on facilité sa fuite.

Comme elle le demande, il faut protéger la population syrienne. Cela signifie :

- réclamer la poursuite des pressions françaises et européennes sur les pays qui s'opposent sans vergogne à l'adoption d'une résolution internationale sur la Syrie. Certains hauts responsables syriens civils et militaires ont besoin d'une telle résolution avant d'annoncer leur défection, et de tenter de débarrasser le pays de Bachar Al Assad, sachant que personne ne les désavouera et ne volera plus à son secours... à l'exception, peut-être, de ses amis iraniens  ;

- poursuivre l'annonce de sanctions contre les hommes d'affaires syriens, libanais ou autres, qui apportent un soutien matériel et financier à la famille Al Assad et au régime, lui permettant de payer les voyous et les sicaires chargés de terroriser les contestataires afin de gagner par KO ou par abandon un affrontement auquel ils ne survivront qu'au prix de la destruction totale de leurs adversaires ;

- faire parvenir aux manifestants syriens les caméras, les appareils photo ou les téléphones satellitaires dont ils ont besoin pour transmettre, à l'extérieur de la Syrie, en dépit du contrôle exercé sur les communications par les services de renseignements, les images attestant de la poursuite de leur mouvement. Ici et là, on le sait, les moukhabarat ont fait savoir aux jeunes et aux moins jeunes qui descendent dans les rues qu'ils les laisseraient faire sans intervenir s'ils renonçaient à filmer leurs démonstrations. Autrement dit, s'ils acceptaient que le mouvement de protestation se déroule à huis clos. Les Syriens ne sont pas assez stupides pour se laisser enfermer dans ce piège mortel : c'est lui qui avait permis à Hafez Al Assad, en 1982, de se livrer à Hama au carnage que l'on sait. Si le régime a peur des images, il faut alors les multiplier ;

- faire parvenir les médicaments et les matériels dont les médecins et infirmiers ont besoin pour soigner, à leurs domiciles ou dans des hôpitaux de fortune, les blessés qui ne vont plus dans les établissement publics de peur d'y être achevés sans procès. Comme ce malheureux jeune homme de Lattaquié, admis dans un établissement public pour s'être brisé la jambe, qui a été pris pour un manifestant et assassiné de sang-froid sur son lit d'hôpital. Savoir qu'ils seront traités et secourus ne peut qu'encourager les manifestants à affronter les risques immenses dont ils ont conscience ;

- faire parvenir l'argent dont les Syriens ont besoin pour subsister au jour le jour, que ce soit dans les villes, les quartiers ou les villages assiégés, que ce soit dans certaines zones reculées où l'armée cherche à les circonscrire pour mieux les affamer et les bombarder, que ce soit dans les camps d'accueil ouverts à leur intention en Turquie, en Jordanie ou au Liban. Le rôle de la communauté internationale est de contraindre le régime syrien à entendre sa population et à se plier à la volonté populaire. Celui des citoyens de tous les pays favorables à la démocratie est d'apporter leur contribution à la lutte exemplaire des révolutionnaires syriens.

Oui, il faut sauver la population syrienne en danger de mort. Il faut l'aider à mener à son terme son combat. Il faut lui fournir les moyens de poursuivre dans la voie pacifique qu'elle a choisie pour ce faire.

Les rassemblements organisés samedi 15 octobre à 14h30 sur la Place de la République à Paris, à 16h30 devant la Gare centrale de Mulhouse, à 17h00 sur la Place du Capitole à Toulouse, et un peu partout dans la monde à l'occasion du "Samedi des communautés en soutien à la révolution", comme celui prévu samedi 22 octobre à 15h00 sur la Place Bellecour à Lyon, sont l'occasion pour les amis de la Syrie et des Syriens, de faire entendre leur voix et de faire savoir aux manifestants à Homs, Daraa, Lattaquié, Deïr al Zor, Douma, Hassakeh et partout, qu'ils ne sont pas seuls dans le combat inégal qu'ils mènent pour leur liberté, leur dignité, pour leur avenir et celui de leurs compatriotes, et pour la démocratie.

Publié dans Actualité, Politique | 2 commentaires | Alerter

Syrie : les massacres continuent

NON au G20 du SILENCE

Les 3 et 4 novembre à Cannes

Le peuple syrien, qui a soif de liberté, affronte depuis plus de 8 mois une répression sanglante de la part du régime en place. Les morts, les blessés, les victimes de tortures, les disparitions, les arrestations se comptent par milliers et le bilan s’alourdit chaque jour.

Les pays qui s’opposent à ce que le Conseil de Sécurité des Nations unies saisisse la Cour pénale internationale pour enquêter sur les exactions perpétrées en Syrie pourraient être considérés, de fait, comme complices des crimes commis.

Le G20, en tant qu’espace de dialogue international privilégié, ne saurait rester silencieux lorsque la communauté internationale est confrontée, comme en Syrie, à une situation de violation massive des droits de l’homme à laquelle elle doit réagir de toute urgence.

Les membres du G20 doivent condamner publiquement les crimes contre l’humanité perpétrés en Syrie et assurer leur soutien au peuple syrien réprimé.

Le prochain G20 en a le pouvoir et la responsabilité.

Manifestation

Samedi 15 octobre 14 H 30 à Paris

De le République à la Bastille.

Rendez –vous : Place de la République –Métro République

Le Collectif Urgence Solidarité Syrie - Comité de la déclaration de Damas - Collectif du 15 mars pour la démocratie en Syrie - Souria Houria - Les jeunes de la révolution syrienne 2011 - Mouvement pacifique syrien - Pour une Syrie libre - Mouvement de Solidarité avec le Peuple Syrien - Coordination des Kurdes de Syrie en France - Parti Yekiti Kurdi-Hebon - Association des amis de Samir Kassir - Rassemblement pour la démocratie au Liban - ATMF - PS - PC - PG - EE les Verts - La Gauche Unitaire - MRAP - ACAT-France - FEMED - LDH - FIDH - REMDH - Amnesty International - Syndicat de la Magistrature - Ligue de l'Enseignement - FSU - SNESUP - FSU - CGT IdF - UNL - UNEF - SNES FSU - CFDTSolidaires - UNSA Recherche

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 12:26

LEMONDE pour Le Monde.fr | 04.10.11 | 14h17

 

Les Syriens militant à l'étranger contre le régime de Bachar Al-Assad sont systématiquement surveillés et harcelés par les services de renseignements travaillant dans ou en marge des ambassades syriennes. C'est la conclusion d'un rapport (en anglais et son résumé en français) publié dans la nuit de lundi soir 3 octobre 2011 par Amnesty International.

Dans ce document intitulé "le bras long des moukhabarat", l'organisation de défense des droits de l'homme s'intéresse à huit pays, répartis sur trois continents. Une trentaine de militants témoignent du harcèlement et des tentatives d'intimidation dont ils ont été l'objet.

Une publication à laquelle la France a immédiatement réagi mardi, mettant en garde la Syrie contre tout acte violent ou d'intimidation en France contre des opposants syriens. "Nous n'accepterions pas qu'un Etat étranger organise des actions violentes ou des actes d'intimidation sur notre territoire", a déclaré e porte-parole du ministère français des affaires étrangères, Bernard Valero.

LE HARCÈLEMENT DES PROCHES

Le cas le plus grave s'est pourtant déroulé à Paris, dans la nuit du 26 au 27 août dernier (lire l'article du Monde "Les sbires du régime Assad pourchassent les opposants jusqu'à Paris" publié dans l'édition du 4 octobre 2011). Aux Etats-Unis et au Chili, ce sont des diplomates en poste à l'ambassade qui ont effectué des démarches visant à faire taire des activistes et des opposants.

L'envoi de courriels d'insulte est quasi-systématique, tout comme les coups de téléphone anonymes. Très souvent, les familles vivant encore en Syrie des militants à l'étranger sont menacées, voire harcelées. Le frère d'Imad Mouhalhel, un activiste vivant en Espagne, a été arrêté quatre jours en juillet dernier et torturé afin de l'identifier sur des photos et des vidéos de manifestations devant l'ambassade syrienne à Madrid. Fin août, Aladdin Moulhalhel a été réarrêté et contraint de téléphoner à son frère pour lui demander d'arrêter de participer à des manifestations.

Amnesty note que seuls Washington et Londres ont dressé des protestations et convoqué les ambassadeurs syriens en poste. L'organisation demande aux pays d'accueil de se montrer plus ferme envers ses agissements. Ainsi, Paris n'a pas réagi publiquement après l'agression du 26 août, alors que plusieurs témoignages font état de la présence de détenteurs de passeports diplomatiques parmi les fauteurs de troubles.

Christophe Ayad

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