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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 12:52

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 20.11.11 | 10h38   •  Mis à jour le 20.11.11 | 12h45

 
 

 

Manifestation en faveur de Bachar Al-Assad, dans le centre de Damas, le 26 octobre. Depuis le début de l'insurrection en mars, le pouvoir syrien organise des contre-manifestations de soutien.

Manifestation en faveur de Bachar Al-Assad, dans le centre de Damas, le 26 octobre. Depuis le début de l'insurrection en mars, le pouvoir syrien organise des contre-manifestations de soutien.REUTERS/KHALED AL-HARIRI


Les violences n'ont pas connu de répit samedi en Syrie, faisant au moins 17 morts dont 11 civils, avant l'expiration d'un ultimatum de la Ligue arabe sommant le régime de cesser la répression de la révolte populaire. Dans un entretien publié dimanche par l'hebdomadaire britannique The Sunday Times, le président syrien Bachar Al-Assad a estimé que l'injonction avait été lancée pour "fournir aux pays occidendaux un prétexte pour mener une intervention militaire contre la Syrie".

Se disant "tout à fait" prêt à combattre et à mourir s'il devait affronter des forces étrangères – "cela va sans dire et c'est indéniable" – le président syrien a déclaré qu'il ressentait du chagrin à chaque goutte de sang versée dans son pays, mais que son régime devait faire respecter la loi face à des bandes armées. "Le conflit continuera et la pression pour assujettir la Syrie continuera", a estimé le président syrien, ajoutant que "la Syrie ne s'inclinera pas".

 

ONZE CIVILS TUÉS

Damas n'a pas officiellement répondu à l'ultimatum de la Ligue arabe qui lui avait donné mercredi trois jours pour cesser la répression des civils sous peine de sanctions économiques, après avoir suspendu la Syrie des travaux de l'organisation. Le délai accordé au régime expirait samedi à minuit (23 heures à Paris).

 

Des manifestants anti-régime défilent à Kafranbel derrière une banderole disant "Un grand merci à la Ligue arabe", le 18 novembre.

Des manifestants anti-régime défilent à Kafranbel derrière une banderole disant "Un grand merci à la Ligue arabe", le 18 novembre.REUTERS/HANDOUT


Faisant fi des appels internationaux à la retenue, le régime a poursuivi sa violente répression, faisant onze morts parmi les civils à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé au Royaume-Uni. Sept d'entre eux sont morts à Kafr Takhareem dans la province d'Idleb (nord-ouest) dans des attaques de l'armée, tandis que deux ont été tués par des tirs lors d'affrontements entre des militaires et des soldats dissidents à Qousseir (centre). Un civil a par ailleurs été tué par un tireur embusqué à Homs (centre), et un autre est mort lors de perquisitions dans la région de Hama (centre).

L'armée syrienne a "pénétré à Chezar, dans la région de Hama, après l'avoir bombardée à l'artillerie lourde" et a "procédé à une campagne de perquisitions", ont indiqué de leur côté les Comités locaux de coordination (LCC), un groupe chapeautant les contestataires. Parallèlement, quatre agents des services de renseignement ont été tués par des soldats dissidents, dans le centre du pays, selon l'OSDH. Deux militaires ayant fait défection ont péri dans des affrontements avec des soldats dans la région de Homs, selon la même source.

CRAINTES D'UNE GUERRE CIVILE

Les pays arabes reprochent au gouvernement syrien de ne pas respecter, contrairement à sa promesse, le plan de sortie de crise arabe qui prévoit la fin des violences, le retrait des troupes des villes, la libération de milliers de détenus et l'envoi d'observateurs arabes sur le terrain. Face à la recrudescence des violences, les Etats-Unis, la France, la Turquie mais aussi l'Iran ont dit craindre une "guerre civile" alors que les attaques de militaires dissidents se multiplient parallèlement aux manifestations pacifiques.

 

Des déserteurs de l'armée syrienne affirmant dans un message qu'ils vont défendre la population contre les forces fidèles à Bachar Al-Assad.

Des déserteurs de l'armée syrienne affirmant dans un message qu'ils vont défendre la population contre les forces fidèles à Bachar Al-Assad.REUTERS/REUTERS TV


Au moins deux roquettes ont été tirées dimanche à Damas sur l'un des sièges du parti Baas au pouvoir depuis 1963. Il s'agit de la première attaque des opposants au président  dans la capitale depuis le début du soulèvement populaire mi-mars. Elle "s'est produite juste avant l'aube et le bâtiment était pratiquement vide. Il semble que l'intention était d'adresser un message au régime", a dit un des témoins qui a requis l'anonymat.

Les Etats-Unis, l'Union européenne et la Turquie préconisent une accentuation des sanctions. Paris, Berlin et Londres veulent présenter au Comité des droits de l'homme de l'Assemblée générale de l'ONU une résolution condamnant la répression et un vote devrait intervenir mardi. Malgré les pressions croissantes de l'Occident et des Arabes, Bachar Al-Assad peut encore se targuer des soutiens de ses alliés chinois et russe, qui refusent toute ingérence étrangère en dépit des violences qui ont fait plus de 3 500 morts en huit mois selon l'ONU.

Le CNS prévoit une transition d'un an, l'élection d'une constituante

Le Conseil national syrien (CNS), regroupant la majorité des courants de l'opposition, a annoncé dimanche un projet de programme politique ayant pour objectifs la chute du régime syrien. Selon le texte, "le conseil oœuvre à construire un Etat civil, démocratique et pluraliste, avec un système parlementaire", et prévoit l'égalite des citoyens, la séparation des pouvoirs, la protection et la garantie des droits des minorités.

Le conseil "dirigera le pays avec l'institution militaire pendant la période transitoire afin de préserver l'unité et la sécurité du pays." "Un gouvernement temporaire sera formé et il sera chargé d'organiser des élections libres au bout d'un an sous une supervision arabe et internationale pour désigner une assemblée constituante avec pour mission d'élaborer une nouvelle Constitution", ajoute le texte.

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:09

 

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Monte la préoccupation en Syrie pour deux journalistes et un blogger portés disparus depuis plusieurs semaines. Il s'agit des reporters Lina Ibrahim et Wal Yousef Abaza et dublogger Hussein Ghrer. Le Comité pour la protection des Journalistes (CPJ), depuis son siège à New York, s'est dit très préoccupé pour leur état de santé et a demandé aux autorités syriennes de confirmer leur arrestation et de révéler où ils sont détenus et pour quelles raisons. Les autorités syriennes restent muettes. Lina Ibrahim, correspondante financière pour le quotidien Tishreen, est portée disparue depuis la fin du mois d'Octobre. Selon des sources locales elle a été kidnappé par des hommes cagoulés et armés dans le quartier Harasta, à la périphérie de Damas, alors qu'elle se rendait au siège de son journal. Le Centre Syrien pour les Médias et la Liberté d'Expression (SCM) a signalé également la disparition du journaliste freelance et activiste Wael Yousef Abaza, qui a été vu la dernière fois le 25 Octobre. Le blogger Hussein Ghrer, 30 ans et père de deux enfant, est porté disparu depuis le 24 Octobre. Dans son blog il avait dénoncé les dérives d'un pays « qui n'apprécie guère les mots mais qui jette en prison ceux qui les utilisent ». Le blog de Ghrer était devenu une source précieuse d'information concernant les arrestations de bloggers, netizens et autres activistes. Depuis le début des soulèvements, d'autres journalistes ont disparu. Le 4 Août dernier les forces de sécurité syriennes ont arrêté les journalistes freelance Omar al-Assad, Rudy Othman e Hanadi Zahlout, lors d'une manifestation à Damas. Leur position, avec celle d'Asim Hamsho, Shadi Abu Al-Fajr e Ghifara Saeed s'est aggravée le 3 Octobre dernier car un tribunal les accuse d'être membres d'une « Coordination des quartiers de Damas » qui serait, selon les accusations, financée par des responsables étrangers et par des organisations internationales des droits de l'homme. Amer Matar, correspondant pour le quotidien panarabe Al-Hayat, est porté disparu depuis le 4 Septembre dernier. Activiste et membre d'un groupe qui organise des marches pacifiques sur Facebook pur dénoncer les dérives du régime, Matar avait envoyé un dernier e-mail à son collègue Karim al-Afnan, journaliste exilé: « Je pourrais ne pas revenir des prières du vendredi ». Du blogger Manaf Al Zeitoun on a perdu toute trace depuis le 25 Mars. Difficile de savoir s'il est encore vivant car la torture est une pratique courante dans les prisons de Bashar al Assad. Il en a été témoin indirect le journaliste britannique Sean McAllister, qui effectuait un reportage sous couverture pour le compte de la chaîne britannique Channel 4 News. Arrêté dans un café de la capitale et conduit dans une prison, McAllister, isolé dans une pièce vide, a pu entendre les cris et les lamentations de prisonniers battus parfois à mort. Il a été relâché quelques jours après et a raconté son expérience au Telegraph. « Dans ma carrière j'ai tout vu – a-t-il dit – des morts, des hommes décapités. Mais les hurlements de douleur d'un homme battu sont quelque chose d'horrible ».   Selon RSF depuis le début des soulèvements 22 journalistes ont disparus sans laisser de trace. Et la liste pourrait dramatiquement s'allonger dans les jours à venir.

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 13:06

LEMONDE.FR avec AFP | 10.11.11 | 13h42

 

 

Un manifestant fait face aux forces de sécurité syriennes à Khalidia, à proximité de Homs, le 4 novembre 2011.

Un manifestant fait face aux forces de sécurité syriennes à Khalidia, à proximité de Homs, le 4 novembre 2011.REUTERS/HANDOUT


L'économie syrienne est frappée de plein fouet par près de huit mois de répression de la révolte contre le président Bachar al-Assad et par les sanctions économiques occidentales visant à faire pression sur le régime pour qu'il cesse ses violences.

Dans les hauts lieux de l'insurrection où des manifestations sont réprimées quasi quotidiennement, "il n'y a pas d'activité commerciale normale. Les familles subsistent grâce à la solidarité de leurs proches", affirme Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

A Jabal Al-Zaouiya, à Idleb (nord-ouest), dans certains quartiers de Homs (centre), de Banias et de Lattaquié (ouest), et dans des localités de la région de Deraa (sud-ouest), "les gens manquent d'argent, ils vivent dans la pauvreté", assure M. Abdel Rahmane. "Les foyers manquent de mazout pour se chauffer" car le fioul est utilisé par les chars syriens déployés à travers le pays, ajoute le militant.

FUITE DE CAPITAUX

Des opposant estiment que "le régime tente de resserrer l'étau autour de ces régions dans le but de leur faire sentir l'impact des sanctions internationales" exercées sur la Syrie.

Au final, l'activité économique est au ralenti, l'achat de biens de consommation est en berne et les hôtels sont vides. Les violences ont eu raison du secteur touristique, qui employait 11 % de la main-d'œuvre, générant plus de 7,6 milliards de dollars en 2010, soit 12 % du PIB, selon Paul Salem, directeur du centre Carnegie pour le Moyen-Orient.

"Le commerce extérieur a baissé de plus de 50 %, les investissements étrangers ont cessé, la fuite des capitaux s'est accélérée", notamment vers Dubaï, affirme M. Salem. Des experts économiques et des hommes d'affaires syriens évoquent des transferts de plus de quatre milliards de dollars hors de Syrie depuis le début de la contestation en mars, alors que la livre syrienne a perdu 10 % de sa valeur face au dollar.

SANCTIONS COMMERCIALES

L'Union européenne et les Etats-Unis ont imposé de sévères sanctions commerciales au régime syrien pour dénoncer la répression, qui a fait plus de 3 500 morts parmi les civils selon l'ONU. L'UE prépare, en outre, un gel des crédits de la Banque européenne d'investissement à la Syrie, dans le cadre d'un nouveau train de sanctions.

Ces mesures n'empêchent toutefois pas la répression de se poursuivre. Jeudi, sept personnes, dont une fillette et quatre soldats, ont péri lors d'opérations des forces de l'ordre et d'affrontements entre l'armée régulière et des déserteurs présumés. Mercredi, la répression des manifestations avait déjà fait seize victimes civiles, selon l'OSDH.

En réaction, une grève générale a été décrétée à Jabal Al-Zaouiya, dans la région d'Idleb, jeudi, à l'appel d'opposants sur le terrain, et les forces de l'ordre tentaient d'ouvrir les magasins par la force.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 14:37

LEMONDE.FR avec AFP | 08.11.11 | 09h48   •  Mis à jour le 08.11.11 | 15h21

 
 

 

Le département d'État américain affirme que le nombre des défections d'officiers au sein de l'armée du président syrien Bachar Al-Assad commence à "augmenter".

Le département d'État américain affirme que le nombre des défections d'officiers au sein de l'armée du président syrien Bachar Al-Assad commence à "augmenter".AFP/-

Selon le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, la répression en Syrie a fait plus de 3 500 morts, en huit mois. Depuis le début de la contestation, en mars 2011, le régime de Bachar Al-Assad a aussi emprisonné des dizaines de milliers de personnes.

Et ce n'est pas près de s'arrêter. "Plus de 60 personnes ont été tuées par les militaires et les forces de sécurité, dont 19 dimanche, jour de la grande fête musulmane de l'Aïd Al-Adha", depuis l'acceptation par le régime de Damas le 2 novembre d'un plan arabe censé mettre fin aux violences, souligne Ravina Shamdasani, une porte-parole du Haut Commissariat.

C'est dans la ville de Homs que la répression est la plus forte. Les troupes attaquent les quartiers résidentiels à grand renfort de chars et d'artillerie lourde. Le quartier Baba Amro est totalement assiégé, ses habitants manquent de nourriture, d'eau et de médicaments, a ajouté la porte-parole, décrivant la situation comme "effroyable".

Autre signe d'inquiétude : la commision d'enquête indépendante mandatée le 23 août lors d'une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme n'a même pas pu entrer sur le territoire syrien.

DAMAS LIVRÉE EN ARMES PAR LES RUSSES

Le régime trouve encore les moyens de s'armer. En août, le groupe public russe Rosoboronexport a  indiqué qu'il continuait de livrer des armes à la Syrie, profitant de l'absence d'interdiction multilatérale.

La Russie et la Chine sont des soutiens affirmés de la Syrie : Moscou et Pékin bloquant toute tentative de résolution ou d'intervention militaire au Conseil de Sécurité de l'ONU.

>>> Lire : "La Chine et la Russie craignent que le printemps arabe donne des idées à leurs populations"

Une position qui irrite les Etats-Unis. Le département d'Etat américain a interpellé lundi, sans les nommer, "ces pays qui continuent de vendre à la Syrie des armes qu'elle tourne maintenant contre son peuple".

Seule lueur d'espoir, les sanctions prises par les Etats-Unis et l'Union européenne commencent à porter leur fruits, selon le département d'Etat américain.  "Des informations et des rapports d'ambassade sur les effets [des sanctions] sur les finances du régime", reçues par les Américains, laisseraient penser que le nombre des défections d'officiers au sein de l'armée commençait à "augmenter".

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 11:31

LEMONDE.FR avec Reuters | 30.10.11 | 07h57

 
 

 

Manifestation en faveur de Bachar Al-Assad, dans le centre de Damas, le 26 octobre. Depuis le début de l'insurrection en mars, le pouvoir syrien organise des contre-manifestations en son soutien.

Manifestation en faveur de Bachar Al-Assad, dans le centre de Damas, le 26 octobre. Depuis le début de l'insurrection en mars, le pouvoir syrien organise des contre-manifestations en son soutien.REUTERS/KHALED AL-HARIRI

Le président syrien Bachar Al-Assad a prévenu les puissances étrangères,  notamment occidentales, d'un probable "séisme" qui ébranlerait le Proche-Orient en cas d'intervention en Syrie. Dans un entretien au Sunday Telegraph, Assad, qui fait face à une insurrection depuis sept mois, affirme que son pays est "complètement différent de l'Egypte, de la Tunisie ou du Yémen". "L'histoire est différente et la politique est différente", ajoute Assad qui mène contre ses opposants une répression sanglante condamnée par les Nations unies, la Ligue arabe et les gouvernements occidentaux.

Le chef de l'Etat syrien note que les pays occidentaux "vont faire monter la pression" mais il rappelle que la Syrie est un "élement central désormais dans la région". "Il existe une ligne de faille et si vous jouez avec la Terre vous risquez de provoquer un séisme, affirme-t-il. Voulez-vous connaître un nouvel Afghanistan ou même des dizaines d'Afghanistan ? La Syrie n'hésitera pas à embraser toute la région. Si l'idée est de diviser la Syrie, cela reviendra à diviser toute la région."

Cette déclaration intervient à la veille d'une rencontre entre les ministres de la Ligue arabe et des dirigeants syriens à Doha, capitale du Qatar, pour tenter d'instaurer un dialogue entre le gouvernement de Damas et les opposants.

"J'AI ENTAMÉ DES RÉFORMES"

Selon les estimations de l'ONU, environ 3 000 personnes dont 200 enfants ont péri depuis le début du soulèvement populaire au mois de mars. Les autorités syriennes affirment que ces troubles sont l'œuvre de bandes armées qui ont tué 1 100 soldats et policiers.

Ces derniers jours, les violences se sont accentuées. Selon des opposants, les forces syriennes de sécurité ont tué au moins 50 civils au cours des dernières 48 heures tandis que les déserteurs ont tué au moins 30 soldats dans des affrontements survenus à Homs et dans la province d'Idlib dans le nord du pays, samedi.

Assad reconnaît que son gouvernement a commis de nombreuses erreurs au début de l'insurrection mais il estime que désormais la situation est en voie d'amélioration. "Six jours après le début des manifestations, j'ai entamé des réformes. Lorsque nous avons commencé à annoncer des réformes, les problèmes ont commencé à décroître. La vague a commencé à refluer. Les gens ont commencé à soutenir le gouvernement."

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 19:41
Publié le 29-10-11 à 09:31    Modifié à 12:59     par Le Nouvel Observateur avec AFP   

 

 

Le pays a connu vendredi l'une des journées les plus violentes depuis le début de la constation.

 

Enterrements en Syrie - / SANA / AFP Enterrements en Syrie - / SANA / AFP

Les ministres arabes des Affaires étrangères ont dénoncé vendredi 28 octobre les "meurtres de civils" en Syrie, dans un message au président syrien Bachar al-Assad, appelant Damas à "prendre les mesures nécessaires" pour protéger la population civile.

"Le comité ministériel arabe a exprimé son rejet des meurtres de civils qui se poursuivent en Syrie et a exprimé l'espoir que le gouvernement syrien prendra les mesures nécessaires pour les protéger", indique le message rendu public dans un communiqué au Caire.

La Syrie a connu vendredi l'une des journées les plus violentes depuis des semaines, avec 36 civils tués quand les forces de sécurité ont tiré à balles réelles pour disperser des manifestations, selon des organisations syriennes des froits de l'homme.

La délégation ministérielle de la Ligue arabe, qui a eu des discussions mercredi à Damas avec le président Assad, a indiqué qu'elle rencontrerait dimanche des responsables syriens au Qatar pour tenter de parvenir à "des résultats sérieux et une solution à la crise syrienne".

"Réformes authentiques"

Les ministres, qui tentent d'engager une médiation entre le régime et l'opposition, ont indiqué avoir eu des discussions "franches" avec le président Assad mercredi, alors que des militants faisaient état d'au moins 19 tués dans les violences ce jour-là.

"La rencontre avec le président Assad était franche et amicale et nous allons poursuivre la réunion le 30 octobre", a déclaré après la rencontre le ministre qatari des Affaires étrangères cheikh Hamad ben Jassem cheikh Hamad, également Premier ministre.

"Nous avons perçu l'attachement du gouvernement syrien à oeuvrer avec la Commission arabe pour parvenir à une solution" à la crise en Syrie, a ajouté cheikh Hamad, qui dirigeait la délégation.

Dirigée par le Qatar, qui assure actuellement la présidence de la Ligue arabe, la délégation comprenait les ministres des Affaires étrangères d'Algérie, Egypte, Oman et Soudan, outre le secrétaire général de l'organisation Nabil al-Arabi.

Nabil al-Arabi a déclaré au quotidien pan-arabe "Al-Hayat" qu'il espérait voir le régime syrien entamer "des réformes authentiques".

Rencontre avec l'opposition

"C'est dans mes prérogatives de secrétaire général de la Ligue arabe de rencontrer tout membre de l'opposition pacifique", a déclaré Nabil al-Arabi, évoquant un "désaccord" avec Damas après sa rencontre avec des membres de l'opposition syrienne.

La Ligue arabe avait appelé le 16 octobre au Caire à la tenue d'une "conférence de dialogue national" pour mettre fin aux violences et "éviter une intervention étrangère".

Le représentant de la Syrie, Youssef Ahmad, avait affirmé que la réunion du Caire avait donné lieu à une "conspiration" contre le régime du président syrien.

Mais l'initiative de la Ligue arabe a également été critiquée par l'opposition.

"Arabes, ne vous impliquez pas davantage dans un bain de sang contre nous", a déclaré la commission générale de la Révolution syrienne, une coalition qui regroupe une quarantaine d'organisations de l'opposition.

"Nous n'accepterons que la démission de Bachar al-Assad et son procès", a prévenu la coalition de l'opposition.

Le Nouvel Observateur - AFP

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 13:51

LEMONDE.FR avec AFP | 28.10.11 | 14h49   •  Mis à jour le 28.10.11 | 15h41

 
 

 

Dans la région de Homs, les rassemblements anti Bachar al-Assad sont devenus quotidiens, malgré la répression de plus en plus sanglante, selon l'opposition.

Dans la région de Homs, les rassemblements anti Bachar al-Assad sont devenus quotidiens, malgré la répression de plus en plus sanglante, selon l'opposition.REUTERS/HO

La vague de répression se poursuit en Syrie. Vendredi 28 octobre, vingt civils ont été tués par les tirs des forces de sécurité, dans les villes de Homs et de Hama, deux foyers de la contestation du régime du président Bachar Al-Assad.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), plusieurs manifestations ont eu lieu à Homs après la prière du midi, notamment dans le quartier de Deir Balaa, où près de 20 000 personnes ont défilé appelant à la chute du régime. Par ailleurs, des affrontements ont lieu à Hama entre des déserteurs présumés et des militaires et membres de la sécurité.

Dans le nord-ouest du pays, les forces armées et de sécurité ont par ailleurs procédé à des perquisitions dans le village de Kafrouma, dans la province d'Idleb, près de la frontière turque, arrêtant treize personnes, dont une femme et son fils de 12 ans. Dans la même région, "à Maaret al-Nomaane, les funérailles d'un soldat déserteur se sont transformées  en une importante manifestation appelant à la chute du régime et critiquant le président" Bachar Al-Assad, a ajouté l'Observatoire.

"ZONE D'EXCLUSION AÉRIENNE"

Manifestation à Daria, le 28 octobre, pour l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne

Les militants pour la démocratie avaient appelé sur leur page Facebook à manifester vendredi en faveur d'une "zone d'exclusion aérienne" pour mettre fin à la répression de la contestation menée par le régime de Damas, qui a fait trois mille morts depuis la mi-mars.

"Nous appelons la communauté internationale à imposer une zone d'exclusion aérienne afin de permettre à l'Armée syrienne libre d'œuvrer avec plus de liberté", ont-ils expliqué sur Facebook. L'"Armée syrienne libre" est une force d'opposition armée dont la création a été annoncée en juillet par un déserteur réfugié en Turquie, le colonel Riad Al-Assad. Les défections se sont récemment multipliées ainsi que les affrontements entre soldats et déserteurs.

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 12:23

LEMONDE.FR avec AFP | 18.10.11 | 09h10   •  Mis à jour le 18.10.11 | 09h26

 

Dans la région de Homs, les rassemblements anti Bachar al-Assad sont devenus quotidiens, malgré la répression de plus en plus sanglante, selon l'opposition.

Dans la région de Homs, les rassemblements anti Bachar al-Assad sont devenus quotidiens, malgré la répression de plus en plus sanglante, selon l'opposition.REUTERS/HO

La journée de lundi 17 octobre a été particulièrement meurtrière en Syrie. Quarante-quatre personnes y ont été tuées, dont onze membres de l'armée régulière, devenue la cible des déserteurs armés.

A Homs notamment, où s'affrontent depuis plusieurs jours l'armée et les forces de sécurité d'une part et des protestataires armés hostiles au régime de M. Assad d'autre part, vingt-sept personnes ont été tuées lors d'une opération militaire de grande envergure, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

L'armée, elle, déplore onze tués dans des affrontements et un attentat dans le centre et le nord-ouest de la Syrie "probablement par des déserteurs". "Des combats ont opposé aujourd'hui [lundi] l'armée et la sécurité à des hommes armés, qui pourraient être des déserteurs, au point de contrôle de Sawameah, près de la ville de Qousseir, dans la région de Homs, causant la mort de sept soldats et des blessures à d'autres", a affirmé l'OSDH. Quatre autres soldats ont été tués dans un attentat près de la localité de Ehsem.

Les comités locaux de coordination (LCC), qui chapeautent la mobilisation sur le terrain, ont de leur côté affirmé que les forces de sécurité avaient "récemment intensifié leur campagne contre les médecins, les hôpitaux et les cliniques privées soupçonnés de soigner les personnes blessées dans les manifestations" sans en informer les services de sécurité.

Des circulaires émises par ces services exigent la notification immédiate de l'arrivée d'un blessé par le médecin traitant, ce qui signifie son arrestation, indépendamment de la gravité de ses blessures, ont précisé les LCC. Ces dernières semaines, les arrestations arbitraires de médecins et de pharmaciens se sont multipliées, selon les LCC.

 

 

 

L'ONU ET LA FRANCE DÉNONCENT, LA LIGUE ARABE INTERVIENT

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a haussé le ton vis-à-vis du président syrien Bachar al-Assad, le sommant de "stopper (les) tueries" dans le pays. "J'ai demandé instamment au président Assad de stopper ces tueries, qui sont inacceptables, avant qu'il ne soit trop tard", a déclaré M. Ban à Berne, jugeant "totalement inacceptable que trois mille civils aient été tués en Syrie" depuis le début, le 15 mars, de la contestation populaire contre le régime.

De son côté, la Ligue arabe a appelé, dimanche, à l'issue d'une réunion ministérielle extraordinaire, à la tenue d'une "conférence de dialogue national" d'ici à quinze jours au Caire entre gouvernement et opposition pour "réaliser les aspirations légitimes du peuple syrien et le changement souhaité", "mettre fin à la violence" et "éviter une intervention étrangère". Une commission ministérielle a été chargée des contacts avec Damas et devra remettre le plus rapidement possible à la Ligue un rapport détaillé sur la situation en Syrie et des propositions d'action.

A Paris, le Quai d'Orsay s'est félicité de l'initiative de la Ligue arabe, l'appelant à prendre "les décisions courageuses qui s'imposent pour accroître la pression sur les autorités syriennes en vue de mettre un terme à la répression sanglante et de favoriser la transition politique". Il a d'autre part estimé "dénuées de la moindre crédibilité" les annonces samedi sur la formation d'un comité pour élaborer un projet de nouvelle Constitution "alors que le régime syrien continue quotidiennement à tuer, emprisonner et torturer".

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 10:37

Le Monde - 17 octobre 2011

Que sait-on de l’Armée Syrienne Libre ?

Sur son site Internet, Syrian Revolution Digest, qui fournit une très intéressante synthèse quotidienne de l'actualité en Syrie, l'opposant Ammar Abdel-Hamid a mis en ligne, le 15 octobre, un article dans lequel il fait le point sur l'Armée Syrienne Libre (ASL). L'occasion lui en a été fournie par une manifestation organisée la veille, le vendredi 14 octobre, appelé "Vendredi des militaires libres", au cours de laquelle a été brandi, dans le quartier Incha'at, à Homs, un panneau sur lequel on pouvait lire : "Notre armée est l’Armée Syrienne Libre".

Logo de l'ASL

La création de l’ASL a été annoncée le 29 juillet 2011 par le colonel Riyad Al Asaad, peu après sa défection. L’ASL avait été précédée, quelque temps plus tôt, par le Mouvement des Officiers Libres (MOL).

Le 23 septembre, peu après l'enlèvement en Turquie du lieutenant-colonel Huseïn Harmouch, chef et fondateur du MOL, les deux groupes ont annoncé leur unification sous la bannière de l’ASL.

Le 12 octobre, le colonel Ahmed Hijazi, commandant en second de l’ASL, en révélait la structure. Elle se compose de 22 brigades, réparties sur l'ensemble du territoire, de Daraa et Souweida au sud à Alep au nord, en passant par Damas, Qouseir, Homs, Jisr al Choghour et Idlib, et de Banyas, Jableh et Lattaquié à l'ouest à Al Bou Kamal à l'est, en passant par la vallée du Ghab, le Jabal al Zawiya, Raqqa, Deïr al Zor, Hassakeh et Qamichli.

L'ASL, qui n'était qu'un simple projet lorsqu’elle a été annoncée il y a deux mois, est donc rapidement devenue une réalité, poussée par le nombre croissant de déserteurs et de civils qui ont rejoint ses rangs. Les civils en question semblent, à ce stade, constituer le gros de la troupe. Il s’agit soit de retraités de l’armée, soit de jeunes gens ayant accompli leurs obligations militaires. Ils disposent donc d’un entraînement aux armes et savent comment agir au sein d’une structure militaire. Au cours des quelques semaines écoulées, ils ont d'ailleurs bénéficié de stages dispensés par des déserteurs. Les chiffres avancés pour les membres de l’ASL oscillent entre 8 000 et 15 000 hommes. Leurs armes sont le plus souvent récupérées lors des attaques menées contre les postes et convois des forces loyales au régime.

Tandis que la plupart des opération conduites au nom de l’ASL ont été concentrées dans les gouvernorats d’Idlib et de Homs, et autour de la ville d’Al Bou Kamal, près de la frontière irakienne, des récits de témoins indiquent que, durant les deux dernières semaines, un certain nombre d’opérations ont été menées dans les zones rurales entourant Damas, incluant les environs de Saqba, Kafr Batna et Arbin.

Il est sans doute un peu tôt pour considérer l’ASL comme "l’armée de la révolution", les relations ne paraissant pas avérées à ce stade entre les animateurs de la contestation, inspirateurs des manifestations et des slogans hebdomadaires, et les officiers conduisant sur le terrain les opérations et interventions armées contre les forces loyales au régime syrien. Mais, alors qu’une coordination n’apparaît pas encore démontrée, on constate que le régime ne veut opérer aucun distinguo entre les uns et les autres. Comme il le fait depuis la première heure, il continue de tirer avec la volonté de tuer sur les manifestants, même lorsque ceux-ci défilent les mains en l'air, de manière à démontrer qu'ils n'ont sur eux ni  armes à feu, ni couteaux, ni instruments contondants.

La violence gratuite des appareils de sécurité et de répression pousse chaque jour de nouveaux militaires à rejoindre le mouvement des déserteurs, dont les attaques se révèlent par le fait même de plus en plus organisées et de plus en plus meurtrières. L’ASL n’a certainement pas les moyens aujourd’hui de l’emporter sur l’armée. Mais celle-ci risque d’essuyer des pertes croissantes, face à un adversaire dont elle contribue à alimenter constamment les rangs par ses agissements à l’encontre des civils.

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 14:23

 

 

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