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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 20:44

 

 

LE MONDE | 14.05.2012 à 13h09 • Mis à jour le 14.05.2012 à 14h41

Par Ziad Majed, professeur des études du Moyen-Orient à l'Université américaine de Paris

 
 

En 1986, Michel Seurat, chercheur en sociologie, meurt entre les mains de ses ravisseurs dans la banlieue sud de Beyrouth, capitale libanaise ravagée par la guerre civile et déjà sous le contrôle des services de renseignement syriens.

Il a passé une année en captivité durant laquelle il fut confronté à la barbarie qu'il avait si bien cernée dans ses travaux sur la Syrie. En relisant ses textes aujourd'hui, après la réédition de son ouvrage L'Etat de barbarie (Seuil, 1989), on est saisi par leur actualité et leur pertinence, trois décennies après leur première publication dans la revue Esprit, en 1983.

Dans le contexte de la révolution syrienne actuelle, deux questions développées par Michel Seurat semblent particulièrement intéressantes à revisiter.

Dans son analyse du système fondé par Hafez Al-Assad, Michel Seurat utilise un concept d'Ibn Khaldoun, historien et sociologue maghrébin du XIVe siècle : la «'asabiyya » (ce que Durkheim appelle « la solidarité mécanique »). Ce concept lui permet d'expliquer le rôle du pouvoir et des associations que le clan Assad a créées dans la transformation de la communauté alaouite en une confession politique (et pas seulement religieuse). Cette transformation s'est opérée à travers un discours, une réactivation dans la mémoire collective d'une hostilité à la ville et son « histoire d'exploitation des ruraux » et un recrutement des jeunes de la communauté dans l'armée et les services de renseignement.

Elle a également été renforcée par un contrôle du parti Baas et une instrumentalisation de ce dernier pour soumettre les institutions de l'Etat et les organisations de la société, notamment urbaines, à ses commandes. Ainsi, Hafez Al-Assad a soudé la communauté et établi une'asabiyya dominante dans le pays, tout en élargissant progressivement l'assise sociale et les réseaux économiques de son pouvoir.

La question communautaire de même que celle des rôles des forces armées et du parti Baas restent aujourd'hui omniprésentes pour la compréhension de ce qui se passe en Syrie, celle du fils et héritier de Hafez, Bachar Al-Assad. La'asabiyya persiste en tant que solidarité de corps pour maintenir la base fidèle au régime et est de ce fait le principal atout qui lui reste, après la décomposition de son autorité, de son contrôle symbolique, de son discours et de sa métamorphose en une simple machine répressive depuis mars 2011.

Par contre, la démographie et les évolutions socio-économiques ont modifié la donne du paradoxe urbain-rural. Le mouvement de contestation n'est plus uniquement citadin, comme Michel Seurat le décrivait au début des années 1980. Il est également rural, et le rapport entre les villes et les campagnes ne peut plus le contenir ou dresser ses frontières. Ces dernières sont dépassées par la nouvelle génération qui reconstitue son champ politique, à la fois dans des régions périphériques, dans les nouveaux espaces rattrapés par l'élargissement des agglomérations et dans le coeur même des cités syriennes.

Michel Seurat utilise cette « controverse hégelo-marxienne » pour intituler un de ses textes sur la confrontation qui opposait les Frères musulmans (et des formations politiques et syndicales islamistes comme de gauche) au pouvoir Assad entre 1979 et 1982. Une confrontation qui s'est soldée par les massacres de la ville rebelle de Hama et des campagnes d'arrestations massives contre les opposants politiques.

Hafez Al-Assad est parvenu en fin de compte, en s'appuyant sur la'asabiyya à l'intérieur du pays et sur la complicité ou le silence à l'extérieur (notamment au niveau international), de même que sur sa rhétorique idéologique (se réclamant du nationalisme arabe et de la lutte contre l'impérialisme et le sionisme), à réduire en cendres le champ politique syrien et à éradiquer les Frères musulmans du pays.

Mais, s'il a réussi, c'est aussi parce que les Frères n'ont pas pu étendre horizontalement leur soulèvement que Damas et sa bourgeoisie ne les ont pas suivis, et que la terreur s'est rapidement installée, érigeant les murs de la terreur et du silence. La Syrie est devenue un espace fragmenté, ses habitants solitaires, des « hommes écrasés les uns contre les autres » comme le décrit Hannah Arendt dans son analyse de la tyrannie.

Si cette lourde défaite de la société syrienne a anéanti toute possibilité d'action politique collective pendant des décennies (exception faite du court printemps de Damas en fin 2000 et début 2001), la révolution syrienne aujourd'hui marque la sortie définitive de la solitude.

De Deraa à Homs, de Deir Ezzor à Hama, de Damas à Idlib, de l'université d'Alep à Salamiyya et de Kfernabel à Kamechlie, les Syriens dans leurs manifestations quotidiennes et dans leur résistance à la machine de mort reconstruisent leur champ politique sur les décombres de la peur.

Ils rétablissent dans leur solidarité citoyenne des liens territoriaux et se réapproprient la géographie, l'espace, afin de dépasser le déchirement, la fragmentation et retisser les rapports sociaux.

Ainsi, la société syrienne se libère chaque jour un peu plus de la tyrannie. Elle renaît, se découvre et constitue une nouvelle mémoire. Seul le pouvoir déclinant demeure encore ce qu'il fut il y a trois décennies : un Etat de barbarie.

Ziad Majed, professeur des études du Moyen-Orient à l'Université américaine de Paris

 

 

 

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 15:26

 

Libération - Monde Aujourd'hui à 14h43

Les troupes gouvernementales ont ouvert le feu vendredi sur des manifestants à Damas, blessant cinq d’entre eux, et dans plusieurs villes du pays, au lendemain d’un attentat meurtrier dans la capitale, selon une ONG et des militants.

Elles ont tiré pour disperser les protestataires dans le quartier de Tadamone, traditionnellement hostile au régime du président Bachar al-Assad, au moment où plusieurs autres manifestations se déroulaient dans d’autres quartiers de Damas et en province, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

D’autres rassemblements à travers le pays ont été visés par des tirs des troupes régulières, notamment à Hassaka (nord-est), où les manifestants ont riposté en lançant des pierres sur les soldats dans le village d’al-Chadadi.

Dans la province de Hama, vingt manifestants ont été blessés, dont un grièvement, quand les troupes ont ouvert le feu sur un rassemblement à Helfaya. Par ailleurs, dans cette même ville, deux civils ont été tués par les forces de sécurité lors de perquisitions.

Et dans plusieurs quartiers d’Alep, deuxième ville du pays, la police a tenté de disperser des manifestations en tirant. Plusieurs rassemblements se sont également déroulés dans la province.

Les manifestations avaient lieu malgré le déploiement massif de l’armée dans plusieurs villes, selon l’OSDH.

Les militants anti-régime avaient appelé particulièrement les habitants de Damas à manifester pour «se révolter» contre le régime «assassin», au lendemain d’un double attentat sanglant dans la capitale qui a fait 55 morts et quelques centaines de blessés.

«Notre révolution n’a rien à voir avec les attentats terroristes du régime», pouvait-on lire sur une pancarte brandie par des manifestants dans une mosquée dans la ville côtière de Jableh, alors que régime et opposition se rejettent la responsabilité des attaques.

(AFP)

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 13:42

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 07.05.2012 à 08h34 • Mis à jour le 07.05.2012 à 13h27

 
 
Un électeur dans un bureau de vote à Damas, le 7 mai 2012.

Les bureaux de vote ont ouvert en Syrie lundi 7 mai à 7 heures (6 heures à Paris) pour les premières élections "multipartites" depuis un demi-siècle. Mais ce scrutin, organisé dans un climat de violence, est contesté par l'opposition, qui parle de "mascarade".

A travers le pays, qui connaît un mouvement de contestation sans précédent contre le président Bachar Al-Assad depuis mars 2011, 7 195 candidats sont en lice pour les 250 sièges de député, lesquels devraient adopter une série de réformes promises par le chef de l'Etat.

Neuf partis ont été créés et homologués, dont sept sont candidats pour le scrutin. Jusqu'à l'adoption par référendum, en février, de la nouvelle Constitution, l'article 8 de la loi fondamentale accordait au parti Baas, au pouvoir depuis 1963, le rôle dirigeant dans la société.

AUCUN OPPOSANT AU PARLEMENT

Actuellement, pas un seul opposant ne siège au Parlement, et les médias officiels ont annoncé que la moitié des sièges serait réservée aux "représentants des ouvriers et des paysans", dont les syndicats sont contrôlés par le parti Baas, au pouvoir. "Rien n'a changé. Le système politique syrien demeure totalement corrompu et les résultats des élections seront une nouvelle fois déterminés à l'avance", assure un militant de l'opposition, Bassam Ichak, qui a tenté en vain de se faire élire en 2003 et en 2007.

La Syrie est sans Parlement depuis un an en raison du soulèvement dans une grande partie du pays, qui a été réprimé dans le sang, et Bachar Al-Assad a fait entrer en vigueur les lois les plus marquantes par décret présidentiel. Les quelque 12 000 centres de vote devraient fermer à 22 heures (21 heures à Paris).

ÉLECTIONS ABSURDES POUR L'OPPOSITION

"Des millions de Syriens ont juré depuis plus d'un an qu'ils voulaient faire tomber le régime assassin. Ils regardent avec dédain les appels à renouveler la légitimité à ce régime à travers des élections absurdes", affirme le Conseil national syrien (CNS) dans un communiqué. "Celui qui baigne la Syrie dans le sang, pousse à l'exode deux millions de Syriens et tire sur le peuple syrien ne possède aucune légitimité pour rédiger une Constitution, promulguer une loi électorale ou convoquer des élections", poursuit le texte.

"Les Syriens connaissent le chemin : ils veulent la chute du régime de tyrannie et d'asservissement. Ils veulent voter une nouvelle Constitution démocratique qui les rende égaux et établisse des institutions démocratiques garantissant la liberté et la dignité des gens", ajoute-t-il. Le CNS appelle enfin les Syriens à "faire grève et à manifester pour exprimer leur refus de cette comédie qui fait fi des milliers de martyrs tombés". "Le régime d'Assad montre ainsi qu'il fait fi du plan international de sortie de crise qui prévoit l'établissement d'un véritable régime démocratique en Syrie", poursuit le CNS.

Patrouille d'opposants à Qusaïr, le 6 mai 2012.

AFFRONTEMENTS À LA VEILLE DES ÉLECTIONS

Ces élections se déroulent dans un contexte de violence : trois civils ont été tués dans l'est du pays. Des combats entre soldats et déserteurs ont eu lieu dans la nuit dans plusieurs quartiers de Hama, où un enfant a été blessé le matin par des tirs des forces gouvernementales.

L'armée dispose encore de chars et d'armes lourdes dans les villes, en violation des termes du cessez-le-feu que supervisent d'ores et déjà une cinquantaine d'observateurs des Nations unies. A terme, trois cents observateurs de l'ONU doivent se déployer à travers le pays pour veiller au respect de la trêve entrée en vigueur le 12 avril, mais la présence des cinquante déjà sur place n'a pas fait cesser les violences, en cours depuis mars 2011.

Environ 11 100 personnes, en majorité des civils, ont péri depuis le début de la contestation, en mars 2011, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Plus de 65 000 Syriens ont en outre été poussés à l'exil selon l'ONU, sans compter les dizaines de milliers de détenus.

 

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:42

Le Monde.fr | 03.05.2012 à 12h21 • Mis à jour le 03.05.2012 à 12h37

 
 
Le site diffusant un faux programme de cryptage pour Skype, à destination des opposants syriens.

 

Le logiciel se présente comme un programme de cryptage permettant de rendre les communications sur le logiciel de téléphonie Skype totalement confidentielles. Mais Skype Encryption, hébergé sur un site syrien, abrite en réalité un puissant logiciel espion, qui permet de surveiller la quasi-totalité des activités d'un ordinateur infecté : communications, mots de passe, historique de navigation... D'après l'analyse de l'éditeur d'antivirus Trend Micro, qui a découvert l'existence de ce faux programme, les informations enregistrées sont ensuite envoyées sur un serveur situé, lui aussi, en Syrie.

Les activistes syriens sont régulièrement la cible de faux sites et de programmes espions qui tentent d'installer sur leurs ordinateurs des portes dérobées et des logiciels de surveillance. A la fin de mars, des liens piégés avaient fait leur apparition sur les réseaux sociaux sous les vidéos d'opposants syriens ; les utilisateurs qui cliquaient dessus étaient redirigés vers un site qui tentait d'installer un logiciel espion. A la mi-mars, c'était une copie de YouTube, qui tentait, elle aussi, d'installer un maliciel sur l'ordinateur de ses visiteurs, qui avait fait son apparition sur la Toile.

 

UN ENSEMBLE DE SITES HÉBERGÉS EN SYRIE

L'ensemble de ces sites piégés semblent être hébergés sur un même serveur en Syrie, note l'association de défense des libertés numériques Electronic Frontier Foundation (EFF).  L'organisation note également que, dans chacun des cas, les tentatives étaient plutôt grossières - le site contenant le faux programme de cryptage pour Skype "présentait de nombreux signes montrant qu'il était probablement douteux, comme la mauvaise orthographe du mot 'encryption' ou l'utilisation de la police de caractère Comic Sans [une police très décriée et rarement utilisée par des sites professionnels]".

D'après de nombreux témoignages recueillis par l'opposition syrienne, le régime aurait lancé une vaste campagne de vol d'identifiants et de mots de passe. Une fois ces codes en leur position, des soutiens du régime se font passer pour des activistes sur les réseaux sociaux et incitent d'autres militants à télécharger des logiciels espions.

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:36

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 03.05.2012 à 12h11 • Mis à jour le 03.05.2012 à 14h02

 
 
Un blindé de l'armée syrienne en patrouille dans les rues d'Homs, le 2 mai.

Au moins quatre étudiants ont été tués et 200 autres arrêtés jeudi 3 mai à l'aube à Alep, dans le nord de la Syrie, lors d'une opération des forces favorables au gouvernement, qui menaient également des offensives près de Damas. "Des membres des forces de sécurité ont pénétré en grand nombre dans la cité universitaire durant la nuit après une manifestation d'étudiants réclamant la chute du régime et ont tiré [sur les étudiants]", a affirmé Mohammad Al-Halabi, porte-parole des militants sur place contacté via Skype.

A l'issue de ces violences, l'université d'Alep a décidé de suspendre ses cours. "Chers étudiants, vu les circonstances actuelles, les cours dans les facultés de sciences humaines seront suspendus jusqu'à la tenue des examens et ceux des facultés des sciences appliquées, jusqu'au 13 mai", indique le site de l'université.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a indiqué de son côté que, peu après minuit, des hommes armés pro-régime et des membres des forces de sécurité avaient tiré sur les étudiants, tuant quatre d'entre eux, et en blessant 28 autres, dont trois grièvement. Selon l'organisation, 200 étudiants ont également été arrêtés.

Une manifestation jeudi matin a également été dispersée à coups de gaz lacrymogène au sein de l'université d'Alep, fortement mobilisée contre le régime ces derniers mois. L'armée syrienne menait par ailleurs des séries de perquisitions dans la province de Damas, près de la ville d'Harasta et dans celle de Douma. Par ailleurs, six civils, dont une femme et un enfant, ont été tués par des tirs qui ont visé leur bus près de la ville de Saraqeb, dans la province d'Idlib, a ajouté l'OSDH.

Les violences ont fait mercredi 32 morts, dont 22 militaires, en dépit du déploiement depuis le 16 avril des premiers observateurs de l'ONU chargés de surveiller une trêve instaurée dans le cadre du plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan. Selon l'OSDH, parmi ces morts figure le fils d'Ali Haidar, chef du Parti social-nationaliste syrien (PSNS), un parti favorable au régime prônant l'instauration d'une grande Syrie au-delà des frontières actuelles du pays, assassiné par des hommes armés non identifiés.

Depuis le début de la contestation, plus de 11 100 personnes, en majorité des civils, ont péri dans les violences, selon l'OSDH, et des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées, selon des ONG.

 

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 10:55
Libération - Aujourd'hui à 10h01
A Homs le 27 avril 2012
A Homs le 27 avril 2012 (Handout. Reuters)

 

 

Les violences ont fait au moins 32 morts samedi en Syrie, dont 22 civils tués par les forces gouvernementales et 10 déserteurs morts dans des combats contre l’armée régulière, selon le dernier bilan dimanche de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Les civils ont été tués dans différentes provinces du pays: huit à Hama et deux à Homs (centre), trois à Idleb (nord-ouest) près de la frontière turque, quatre à Alep (nord), quatre autour de Damas et un à Raqa (nord-est).

Les 10 déserteurs ont été tués dans des combats dans la région de Damas, selon l’OSDH, qui a aussi fait état d’affrontements entre rebelles et soldats près de la ville côtière de Lattaquié.

L’agence officielle Sana a pour sa part annoncé que les troupes régulières avaient repoussé une «tentative d’infiltration d’une bande terroriste armée depuis la mer» à Lattaquié et précisé que des soldats et des «terroristes» avaient été tués ou blessés dans ces combats.

Ailleurs dans le pays, Sana a rapporté des combats entre les forces de l’ordre et «une bande terroriste armée» à Efrine (nord), faisant état de cinq morts - trois soldats et deux «terroristes».

(AFP)

 

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Le Liban saisit des armes destinées à l'opposition syrienne

Le Monde.fr avec AFP | 28.04.2012 à 10h59 • Mis à jour le 28.04.2012 à 17h09

 
 
Vue du "Lutfallah II", navire arraisonné au Liban, le 27 avril, et transportant une cargaison d'armes.

 

L'armée libanaise annonce la saisie, samedi 28 avril, de trois containers d'armes en provenance de Libye et destinées à la rébellion syrienne à bord d'un navire arraisonné la veille dans le nord du pays, a annoncé une source des services de sécurité. Ce chargement se composait de mitrailleuses lourdes, d'obus, de roquettes, de lance-roquettes et d'explosifs, a précisé cette source. Un autre responsable de la sécurité a affirmé que le navire, qui battait pavillon du Sierra Leone, avait obtenu un permis d'accoster dans le port de Tripoli.

Les autorités syriennes et des sources au sein de la sécurité libanaise ont à plusieurs reprises affirmé que des armes étaient acheminées clandestinement depuis le Liban pour venir en aide aux rebelles qui cherchent à renverser le régime du président Bachar Al-Assad.

 

POURSUITE DES COMBATS

Au moins 10 déserteurs ont été tués samedi dans des combats contre les troupes gouvernementales syriennes dans la région de Damas, en dépit du cessez-le-feu officiellement en vigueur depuis plus de deux semaines, affirme l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'OSDH avait auparavant rapporté des combats entre soldats et déserteurs près d'un palais présidentiel dans la région côtière de Lattaquié, sans faire état de victimes.

Ces nouvelles violences interviennent au lendemain d'une journée meurtrière en Syrie, avec 14 morts, selon l'OSDH, dont 10 civils, en majorité des manifestants abattus par les troupes du régime, malgré le déploiement d'observateurs de l'ONU depuis le 16 avril dans le pays. En outre, une explosion à Damas, attribuée par les autorités à des "terroristes", a fait vendredi 11 morts et 28 blessés, selon les médias officiels.

Un homme montre son dos après avoir été torturé par les forces fidèles à Bachar Al-Assad.
La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire sans précédent qui s'est militarisée au fil des mois face à la répression meurtrière menée par le régime. En 13 mois, les violences ont fait plus de 11.100 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH)..
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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 15:13

 

 

LE MONDE | 24.04.2012 à 14h34 • Mis à jour le 24.04.2012 à 14h34

Par Editorial

 
 

Scènes de la barbarie ordinaire en Syrie : lundi 23 avril, des troupes gouvernementales en convoi blindé ont dévasté un quartier de Hama à la mitrailleuse lourde, fauchant une vingtaine de civils dans leur raid. La veille, un groupe d'observateurs des Nations unies, chargés de superviser le cessez-le-feu décrété le 12 avril et de préparer le déploiement de 300 bérets bleus supplémentaires, s'était pourtant rendu dans cette ville du centre du pays.

Ils s'étaient entretenus avec le gouverneur, un obligé du président Bachar Al-Assad, avant de rencontrer des partisans de l'opposition, sortis en masse pour les accueillir, et pour défier du même coup le régime de Damas. Le message n'a pas échappé au pouvoir, qui, en réaction à une embuscade de l'Armée syrienne libre (ASL) dans laquelle deux officiers ont été tués, a envoyé ses troupes en opération punitive.

Quels enseignements tirer de cette nouvelle poussée de violences, qui porte à près de 230 le nombre de civils tués depuis la proclamation du cessez-le-feu ?

Une évidence, d'abord : la trêve, que les diplomates occidentaux, sans craindre l'euphémisme, qualifient d'"incomplète", n'est jamais entrée en vigueur. Il y a une désescalade. Au lieu de recenser 50 à 100 morts par jour, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui tient cette sombre comptabilité, en dénombre moitié moins. Mais le sang n'a jamais cessé de couler.

Deuxième constat, le régime syrien n'a aucune intention de laisser ses opposants profiter du plan de sortie de crise de Kofi Annan pour se remobiliser. Ce plan, dont le cessez-le-feu est la première étape, impose le droit de manifester pacifiquement. Mais Damas ne permettra pas un retour aux grands cortèges populaires des débuts du soulèvement. L'hécatombe de Hama visait à dissuader ses habitants de redescendre dans la rue, et notamment sur la place Al-Assi, qui fut le théâtre, durant l'été, de gigantesques rassemblements anti-Assad.

La chance de Damas - et c'est le troisième enseignement -, c'est que le front uni de l'opposition s'est brisé sur la militarisation de la révolte. Au sein de l'ASL, une partie au moins des combattants sont opposés au principe du cessez-le-feu et concourent à son échec : 70 soldats réguliers ont ainsi été tués depuis le 12 avril, selon l'OSDH. Cette fraction de l'ASL espère par là passer plus rapidement à l'étape que les Etats-Unis et les pays européens rejettent pour l'instant : l'intervention militaire étrangère.

C'est sur ce champ de mines que les 300 observateurs de l'ONU vont être déployés à partir de la semaine prochaine. Si le nombre de victimes quotidiennes ne baisse pas dans les jours qui suivent, les gouvernements occidentaux devront choisir entre deux mauvaises options : maintenir la mission, au risque de laisser Damas l'utiliser comme paravent à sa politique de répression ; ou rapatrier les observateurs, tout en sachant qu'une guerre civile généralisée pourrait s'ensuivre.

Il reste quelques jours à Damas pour peaufiner son piège. Et guère plus aux Occidentaux pour trouver la parade.

Editorial

 

 

 

 

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 13:51

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 23.04.2012 à 15h13 • Mis à jour le 23.04.2012 à 15h13

 
 
Image tirée d'une vidéo amateure montrant un observateur de l'ONU accompagnant un soldat de l'Armée syrienne libre (ASL) à Rastan, à Homs.

 

Plusieurs personnes ont été tuées lundi 23 avril dans le bombardement du quartier d'Arbaïne, à Hama, en Syrie, ont rapporté des opposants. Entre neuf et dix-neuf personnes sont mortes, selon les sources, deux jours après l'adoption d'une résolution par le Conseil de sécurité de l'ONU autorisant le déploiement rapide de trois cents observateurs militaires non armés pour surveiller le cessez-le-feu dans le pays. Les violations répétées de la trêve, entrée en vigueur officiellement le 12 avril, ont fait plus de deux cents morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les observateurs de l'ONU ont entamé lundi leur deuxième semaine de mission par des visites à la périphérie de la capitale. Selon Neeraj Singh, un responsable de l'équipe avancée de l'ONU, les observateurs ont visité la ville rebelle de Zabadani, à 47 km au nord-ouest de Damas, théâtre régulier de manifestations hostiles au régime et de combats entre les troupes régulières et l'Armée syrienne libre (ASL), qui regroupe des déserteurs. Selon un militant sur place, Farès Mohammad, membre de Comités locaux de coordination (LCC), "la visite des observateurs a duré une demi-heure".

L'équipe "poursuit son travail, effectuant des visites quotidiennes et établissant des contacts avec toutes les parties afin de préparer la Mission de supervision des Nations unies en Syrie [Mismnus]", a ajouté M. Singh. L'agence d'information officielle syrienne SANA a annoncé de son côté la visite lundi d'observateurs de l'ONU dans le quartier Al-Waër, à Homs. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des observateurs se sont également rendus dans la ville d'Al-Bab, dans la province d'Alep, au moment où les forces gouvernementales menaient des perquisitions et des arrestations.

Les violences en Syrie ont fait au moins onze mille cent morts en treize mois d'une révolte populaire, qui s'est peu à peu militarisée face à la répression, et vingt-cinq mille personnes sont actuellement détenues, selon l'OSDH.

 

 

 

 

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 11:33

 

| Par La rédaction de Mediapart

Depuis le 12 avril, le régime syrien a accepté un cessez-le-feu et un retrait des centres urbains. Depuis cette date, plus de 200 personnes ont été tuées. Et dimanche encore, l'armée fidèle à Bachar El-Assad a tué hier six civils dans la province de Homs où sont déployés des observateurs des Nations unies, qui pensaient pouvoir éviter les violations de la trêve. A Homs même, où se trouvent deux des observateurs, trois civils ont été tués par des tirs dans les quartiers de Khaldiyé, al-Ghouta et al-Moukhayam. L'émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe, Kofi Annan, a appelé Damas à arrêter « une fois pour toutes » d'utiliser des armes lourdes et à « les retirer des centres de population ».

Samedi à New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté à l'unanimité une deuxième résolution sur la Syrie, autorisant l'envoi de 300 Casques bleus non armés.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:46

 

Le Festival international de littérature de Berlin appelle les intellectuels, les écrivains, les artistes, les institutions culturelles, les écoles, les universités, les chaînes de radio et de télévision à participer, le 23 avril, à une lecture mondiale, à l’occasion de la Journée mondiale du livre.

Des extraits du Journal de l’écrivaine syrienne Samar Yazbek seront lus à cette occasion. Elle a consigné dans son journal les événements qui se déroulent en Syrie depuis le début de la rébellion, l’an dernier. Elle est aussi l’auteure de l’appel ci-dessous. Ses textes seront disponibles auprès du Festival pour être lus en arabe, français, anglais et allemand. La lecture et la minute de silence commémorative sont
dédiées aux victimes de la révolution; elles manifestent notre solidarité avec les opposants au régime Assad et expriment notre
espoir de voir renaître un État libre, démocratique et séculier.

Face aux démonstrations pacifistes du début de la révolution, le gouvernement syrien a répondu en attaquant militairement les villes, en
répandant la terreur et le meurtre. Ceci a eu pour résultat de déclencher la rébellion au sein des communautés et de provoquer la division dans la société et dans l’armée. Les soldats qui ont refusé d’obtempérer et de tuer des civils ont dû déserter et fonder l’Armée Libre de Syrie dont l’objectif était de protéger et de défendre les citoyens du pays.

Depuis des mois, les forces de sécurité ont recours à l’artillerie lourde pour tuer et détruire. Les villes sont assiégées et pillées, les femmes sont violées. Les jeunes gens sont incarcérés, torturés et assassinés. Selon les militants des Droits de l’Homme, 10 000 personnes ont perdu la vie depuis le déclenchement du mouvement de protestation. Alors que la civilisation syrienne et son exceptionnelle histoire sont en train d’agoniser, le monde limite son engagement à observer les opérations militaires des forces d’Assad. Les actions entreprises à l’occasion de la Journée mondiale du livre ont pour objectif de dénoncer le silence en appelant à la chute d’Assad et à l’instauration d’un état de droit civil, libre et démocratique.

Ziad Majed

Prière de nous informer si vous désirez nous rejoindre pour cette lecture du 23 avril 2012 à l’adresse suivante : worldwidereading@literaturfestival.com

 



Appel aux intellectuels, écrivains et artistes du monde entier


 
Aujourd’hui, alors que nous écrivons ces mots, les enfants syriens sont égorgés, des Syriennes sont violées et leurs cadavres livrés à la nuit, les villes sont assiégées et pilonnées, les jeunes sont emprisonnés, torturés, assassinés. Par le biais des services de sécurité et de la lourde artillerie de l’armée, le régime syrien mène délibérément une vaste opération d’extermination des hommes, des arbres et des pierres.

La révolte de nos magnifiques concitoyens s’est déclenchée il y a un an, d’abord pacifiquement, et les manifestants ont brandi les branches d’olivier et les slogans civils. Le régime y a répondu par le meurtre, par la terreur et par le siège des villes, il a fomenté des émeutes communautaires parmi les citoyens du pays, il a sciemment scindé la société et l’armée, acculant les soldats qui refusaient à obtempérer aux ordres pour assassiner les civils à déserter et à constituer l’Armée libre de la Syrie dont l’objectif est de défendre les civils pacifiques.  

En Syrie, il n’y a ni membres d’al-Qaïda, ni salafistes, ni bandes armées. La seule bande armée qui commet les meurtres, qui sème la terreur et le sectarisme, c’est celle de Bachar al-Assad, de sa famille et de sa clique.

Le premier flambeau de la civilisation universelle s’est propagé depuis la Syrie, considérée comme « la seconde patrie de tout homme cultivé dans le monde ». Aujourd’hui, la Syrie, terre de culture et d’histoire, creuset de l’urbanisme et de la philosophie, se meurt sous les regards du monde qui se contente d’observer le dictateur en train d’exterminer un peuple et sa culture.

Le peuple syrien est livré à lui-même et son sang coule comme un fleuve, mais il refuse de revenir sur ses revendications de liberté, de dignité et de justice et aspire toujours à créer un état de droit civil.

Amis, jusqu’à quand allez-vous demeurer silencieux devant cette barbarie, devant ces criminels ? Jusqu’à quand allez-vous observer en spectateurs la tragédie de notre peuple ?

Nous vous conjurons de secouer l’opinion publique du monde entier, sans vous le régime de l’apartheid de l’Afrique du Sud n’aurait pas été aboli. Nous vous demandons d’agir et de faire pression sur vos gouvernements respectifs pour entreprendre rapidement une action afin de sauver notre peuple et notre beau pays, là où agonisent aujourd’hui l’art, la création et la vie.

Amis écrivains, artistes et intellectuels du monde entier ! Levez-vous, sauvez le peuple syrien de la mort, rejoignez la révolution la plus courageuse, la plus noble, la plus difficile, la plus impossible de l’histoire moderne.  

Rallier notre révolution c’est rallier les valeurs de liberté, de vérité, de justice et de civilisation.


Youssef Abdelke, Syrie; Gabriela Adamesteanu, Roumanie; José Eduardo Agualusa, Angola; Alaa Al-Asswani, Egypte; Gamal Al-Ghitany, Egypte; Amal Al-Jubouri, Irak; Homero Aridjis, Mexique; Paul Auster, Etats-Unis; Carmen-Francesca Banciu, Allemagne; Russel Banks, Etats-Unis; Hoda Barakat, Liban; Salim Barakat, Suède; Priya Basil, Royaume-Uni, Allemagne; Jeanne Benameur, France; Christian Boltanski, France; Hans Christoph Buch, Allemagne; Javier Cercas, Espagne; Amir Hassan Cheheltan, Iran; Noam Chomsky, Etats-Unis; Bora Cosic, Serbie; Lidija Dimkovska, Macédoine; Irene Dische, Allemagne, Etats-Unis; Ariel Dorfman, Chili; György Dragomán, Hongrie; Yasmine El Rashidi, Egypte; Shamsur Rahman Faruqi, Inde; Carlos Franz, Chili; Nadine Gordimer, Afrique du Sud; Juan Goytisolo, Espagne; Carla Guelfenbein, Chili; Nedim Gürsel, Turquie, France; Lars Gustafsson, Schweden;
Kevin Hart, Etats-Unis, Australie; Ala Hlehel, Palestine; Sonallah Ibrahim, Egypte; Vörös István, Hongrie; Elfriede Jelinek, Autriche;
Viktor Jerofejew, Russie; Elias Koury, Liban; Haris Lavianos, Grèce; Alisa Lebow, Royaume-Uni; Thomas Lehr, Allemagne;
Literaturzentrum, Hambourg, Allemagne; Jonathan Littell, Etats-Unis; Jamal Mahjoub, Soudan, Royaume-Uni; Issa Makhlouf, Liban; Norman Manea, Roumanie, Etats-Unis; Alberto Manguel, France, Canada; Monika Maron, Allemagne; Tienchi Martin-Liao, Chine, Allemagne; Ángeles Mastretta, Mexique; Carmelo Militano, Canada; Quim Monzó, Espagne; Michael Moore, Etats-Unis; P.E.N.-Zentrum, Allemagne; Gunilla Palmstierna-Weiss, Suède; Barbara Papadopoulou, Grèce, Allemagne; Andras Petöcz, Hongrie; Elisabeth Plessen, Allemagne; Poets Circle, Athènes, Grèce; Moritz Rinke, Allemagne; Tomas Salamun, Slovénie; Boualem Sansal, Algérie; Rafik Schami, Allemagne; Karl Schlögel, Allemagne; Peter Schneider, Allemagne; Hermann Schulz, Allemagne; Eduardo Sguiglia, Argentine; Adania Shibli, Allemagne, Palestine; Samuel Shimon, Royaume-Uni, Irak; Dino Siotis, Grèce; Wolfgang Sofsky, Allemagne; C.K. Stead, Nouvelle-Zélande; Zakaria Tamer, Royaume-Uni; Fairooz Tamimi, Jordanie; Janne Teller, Danemark, Etats-Unis; Annika Thor, Suède; Tinos International Literary Festival, Grèce; Mario Vargas Llosa, Pérou; István Vöros, Hongrie; Peter Wawerzinek, Allemagne; Irvine Welsh, Royaume-Uni; Samar Yazbek, Syrie; Razan Zeitouneh, Syrie; Jovan Zivlak, Serbie; Sabah Zouein, Liban.

 

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