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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 20:50

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Livreur à la demande, nouveau petit job à la Uber signé Amazon

Delphine Cuny | Rédactrice en chef adjointe Rue89

 

 

Le géant de l’e-commerce recrute des livreurs amateurs disponibles par une simple appli. Un moyen low cost de concurrencer les Google et autres Uber dans cette course de la livraison à domicile.

 

« Livrez des sourires » : c’est la présentation en mode lunettes roses du nouveau service Amazon Flex lancé par le géant du commerce en ligne, reprenant l’esprit de son logo qui se fend la poire. Livreur de sourires, le plus beau job du monde, non ?

« Horaires flexibles, super-salaire, travail constant.

Faites-vous 18 à 25 dollars [16 à 22,5 euros, ndlr] de l’heure en livrant des colis Amazon avec votre voiture et votre smartphone. »

Uber vous propose de vous improviser chauffeur, Amazon de devenir livreur à vos heures perdues. Et toujours le même argument de la flexibilité et de l’absence de chef : « Soyez votre propre patron, livrez quand vous voulez, autant que vous voulez », 7 jours sur 7, fait miroiter la page d’accueil. Comme un parfum de « travailler plus pour gagner plus ».

 

Livreur de sourires, le plus beau job du monde (Amazon)

 

Génération Uber

Travailler pour Amazon, un job de rêve ? Dans ces entrepôts, réputés pour être des lieux aux conditions de travail « horribles, comme des élevages en batterie » ? Ou même au siège, présenté comme un « enfer social » dans une enquête à charge du New York Times ? Sur le site américain Glassdoor, où les employés ex ou actuels notent les boîtes, Amazon reste malgré tout bien noté (3,4/5), derrière Google et Facebook, mais au même niveau que Yahoo par exemple.

 

Michaël Youn dans « Coursier » (2010), d’Hervé Rennoh (© Pedro Lombardi)

 

La boîte de Jeff Bezos compte puiser dans le vivier de tous ces gens à la recherche d’un petit boulot en plus, ou d’un job tout court, ces nouveaux travailleurs « à la demande » comme on les appelle aux Etats-Unis, la « gig economy », l’économie des petits boulots, des indépendants sans couverture sociale. La génération Uber.

Pour cela, il faut avoir une voiture – à vélo ou à pied, ce sera peut-être possible plus tard – le permis, au minimum 21 ans, et un smartphone sous Android (l’appli Flex ne fonctionne pas pour l’instant sur iPhone). Et aussi habiter Seattle, siège du plus grand magasin du monde, où ce nouveau mode de travail sera testé dans un premier temps, avant d’arriver à Manhattan, Baltimore, Miami, Dallas, Austin, Chicago, Indianapolis, Atlanta et Portland.

Il y aura tout de même un « background check », précise le site dans ses FAQ, une vérification des antécédents, sans doute du casier judiciaire, en 48 heures, de l’aspirant livreur. Tout doit être « super fast », super-rapide, répète la boîte.

 

 

L’appli Amazon Flex (Amazon)

Le Wall Street Journal a eu droit en exclusivité à une démo de l’appli Flex pour ces futurs livreurs « à la demande » : sur une carte des environs, on peut choisir les commandes en attente et leurs créneaux, l’itinéraire conseillé s’affiche ainsi que la rémunération approximative « en fonction du niveau du pourboire » explique Dave Clark, le responsable monde des opérations et du service client d’Amazon. Il vaudra mieux se pointer avec son plus joli sourire pour espérer récupérer une petite pièce.

La démo de l’appli Amazon Flex par Dave Clark Wall Street Journal

 

Avec son smartphone, le livreur devra aller récupérer le colis (à une gare par exemple) et le scanner.

Parfois, le client aura gentiment prévenu de se méfier s’il ne veut pas se faire mordre le mollet – « attention au chien » – ou précisé de déposer sa commande sous le porche de derrière.

Laisser entrer un inconnu dans une propriété privée n’est pas sans poser de problèmes de sécurité. D’après la photo, les livreurs amateurs devront endosser une très seyante veste grise Prime Now comme uniforme qui leur ouvrira toutes les portes.

 

Livreurs du dimanche low-cost

Des nouveaux petits jobs payés pas grand-chose dans la lignée des microtâches à la chaîne requérant peu de qualifications proposées par Amazon sur son site Turc mécanique aux travailleurs disponibles.

Amazon a besoin de cette armée de livreurs du dimanche pour son service Prime Now, qui promet aux clients une livraison dans les deux heures gratuitement ou dans l’heure avec supplément (7,99 dollars) aux clients qui peuvent commander en quelques clics sur leur smartphone.

 

L’appli Amazon Prime Now pour se faire livrer dans l’heure, 7 jours sur 7 juillet 2015

 

Cette nouvelle sous-traitance low-cost devrait lui permettre de réduire à la fois ses coûts (qui ont grimpé de 31% l’an dernier, plus vite que le chiffre d’affaires) et le délai de livraison pour le client, pour être compétitif avec les grandes chaînes de supermarché de proximité. Tout bénef.

 

Les hypers ubérisés par Google and co

La livraison à domicile, c’est le nouveau dada des start-up de la Silicon Valley et des groupes d’e-commerce. L’incontournable Uber avait tenté l’expérience de la livraison gratuite de biens de consommation courante UberEssentials par des chauffeurs Uber l’été 2014 – « tout ce dont vous avez besoin en 10 minutes maxi » –, mais la start-up de San Francisco a mis fin à cette expérimentation restée limitée à Washington D.C. au bout de quelques mois, en janvier 2015.

La boîte de Travis Kalanick n’a pas dit son dernier mot et a lancé la livraison de glaces cet été, de desserts pour le ramadan avec UberSweets ou de repas à emporter UberEats.

A New York, Uber a aussi lancé UberRush, service de livraison à vélo. C’est là aussi que, selon le site spécialisé Re/code, l’entreprise californienne s’apprête à dégainer cet automne en partenariat avec de grandes marques un service de livraison d’articles haut de gamme ou de luxe.

Même Google s’est jeté dans la course avec le service Google Express, d’abord à San Francisco puis dans huit autres villes des Etats-Unis : c’est gratuit à partir de 15 dollars d’articles commandés si l’on paie un abonnement de 10 dollars par mois ou 95 dollars par an.

Les bons vieux hypermarchés ont bien compris le risque de se faire uberiser : du coup, Target, le Auchan américain, a annoncé le 15 septembre un partenariat avec la start-up de San Francisco Instacart pour livrer ses commandes, en commençant par Minneapolis, où se trouve son siège.

Instacart est toutefois l’un des mieux-disant socialement : l’entreprise propose depuis juin à certains de ses livreurs travailleurs indépendants de les requalifier en salariés à temps partiel.

 

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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