Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
LEMONDE.FR | 15.10.11 | 10h56 • Mis à jour le 15.10.11 | 13h18
Des manifestants demandent la démission du président Saleh vendredi à Sanaa.AP/Hani Mohammed
Les forces de sécurité ont tiré à balles réelles et fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau pour disperser les centaines de milliers de participants à une marche partie de la Place du Changement, épicentre de la contestation, vers la rue Al-Zoubeïri, dans le centre de la capitale. En début d'après-midi, les forces de sécurité encerclaient encore des dizaines de milliers de manifestants.
Les manifestants répondaient à un appel du comité d'organisation des jeunes protestataires à une marche vers la rue Al-Zoubeïri, qui marque la ligne de démarcation entre le secteur de la capitale sous contrôle des troupes du général dissident Ali Mohsen al-Ahmar et celui contrôlé par les forces loyales au président Saleh.
AFFRONTEMENTS ENTRE TRIBUS RIVALES
Dans le même temps, de violents affrontements opposaient des combattants de tribus rivales dans un quartier du nord de Sanaa, dont les accès ont été fermés à la circulation.
Les affrontements à l'arme automatique se déroulaient dans le quartier Al-Hassaba entre les combattants de cheikh Saghir Ben Aziz, un dignitaire tribal fidèle au président Ali Abdallah Saleh, et ceux de Houmir al-Ahmar, frère de Sadok, chef de la puissante tribu des Hached, rallié à la contestation qui réclame la démission du chef de l'Etat.