Imad Ghalioun, député syrien de la ville de Homs, a marqué publiquement sa rupture avec le régime de Bachar el-Assad et a rejoint l'opposition.
Exilé au Caire, il explique dans une interview à la chaîne Al-Arabyia qu'il a pu fuir la Syrie avant qu'il ne soit interdit aux responsables de quitter le pays.
Le député évoque la possibilité que d'autres députés rejoignent l'opposition. « Nombreux sont les députés parlementaires qui ont des positions patriotiques et soutiennent le mouvement populaire, affirme-t-il en ajoutant que c’est tout de même incroyable qu’un député ne puisse pas s’exprimer librement par peur de son sort et de celui de sa famille et de son entourage. Imaginez alors la situation des autres. »
Le député dissident décrit sa ville de Homs, devenue le cœur de la révolte contre le régime et de la répression : « Plus aucun service public, les poubelles ne sont plus ramassées, pas d’électricité… la situation humanitaire est dramatique. »
Également membre de la commission du budget, Imad Ghalioun évoque la situation catastrophique de l'économie syrienne totalement paralysée. « La collecte fiscale qui devait s’élever à 340 milliards de livres syriennes (4,6 milliards d'euros) n’a été que de 5 milliards de livres (70 millions d'euros). »
Imad Ghalioun est le premier député à avoir rompu avec le régime qui poursuit la répression de la révolte populaire qui a fait depuis mars 2011 5.000 morts selon l'ONU.
Pour voir l'interview en arabe sur al-Arabyia, cliquez ici.
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