Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
LEMONDE.FR | 10.11.11 | 12h46
Le chauffeur est licencié pour "altercation physique et menaces à l'égard d'un collègue sur (le) lieu de travail " et " introduction d'un tiers dans un local privé".REUTERS/MAX ROSSI
"INTRODUCTION D'UN TIERS DANS UN LOCAL PRIVÉ"
"Le 23 juillet dernier, Jean-Claude, un usager habitué de la ligne, m'a demandé à aller aux toilettes (...) Alors je lui ai ouvert l'accès de notre salle de pause, qui se situe sur l'esplanade de la gare RER de Torcy et qui est équipée de sanitaires," explique le chauffeur de bus. Un collègue de Makhlouf passe par là. Jean-Claude, la personne handicapée, oublie manifestement de le saluer. "Ils ont eu des mots alors je me suis interposé, poursuit Makhlouf. Mon collègue m'a agrippé au col et je l'ai retenu," raconte le quotidien. Puis intervient un autre collègue de Makhlouf qui profère des menaces à son encontre. Il porte plainte au commissariat.
Mais c'est à la mi-septembre que Makhlouf est convoqué par sa direction, la Compagnie d'exploitation automobile et de transports (CEAT), une filiale du groupe européen Transdev. Il est licencié le mois suivant pour "altercation physique et menaces à l'égard d'un collègue sur (le) lieu de travail" et "introduction d'un tiers dans un local privé". Makhlouf a travaillé vingt ans pour la CEAT. "On me reproche un geste humain. Mais comment refuser à un homme handicapé à 80 % de satisfaire un besoin naturel ?" Son avocat a saisi le conseil des prud'hommes.
Le Parisien a pris contact avec le directeur d'exploitation de la CEAT, selon lui, "il est clairement notifié que l'accès aux tiers est interdit, handicapé ou pas. Ce n'est pas nouveau !" La notification est inscrite au règlement par la RATP. C'est la régie qui aurait "gracieusement mis à disposition" le local à l'employeur de Makhlouf.
Le Monde.fr