Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
Source : www.marianne.net
Le forum permet bien sûr à chaque internaute de poser les questions qu’il souhaite. Par exemple : « Quelle loi a été votée ? En tant qu’Américain, je n’ai bien sûr pas la moindre idée de ce qui se passe dans le reste du monde (merci à nos super chaînes d’infos). Toute information sera grandement appréciée… » Le nombre de participants aux différentes discussions garantit d’obtenir une réponse très rapidement et, pourquoi pas, de basculer dans un sous-débat qui ne gênera pas les autres internautes puisque tous les fils s’imbriquent les uns dans les autres. Pour être plus clair, quelqu’un souhaitant s’informer rapidement sur la situation ne lira que les posts commençant le plus à gauche de l’écran. Les autres dévieront de plus en plus sur la droite à mesure qu’ils entreront dans des discussions impliquant un moindre nombre de participant, ou se perdant dans des digressions hors-sujet.
Comme sur Youtube, un système de vote des contributions permet aux « redditors » de hiérarchiser la qualité des informations. Ainsi, les trolls ou autres intervenants peu intéressants seront relégués au fin fond du fil de discussion. Ce principe de modération, basé sur la justice populaire, fonctionne particulièrement bien et il est rare de tomber sur une contribution inutile.
On pourrait citer d'autres avantages à ce traitement pluriel de l'actualité : traductions instantanées, multiplication des anecdotes et points de vues, absence de censure sur le ton employé pour relater un événement...
Le journalisme n'est pas un métier à enterrer pour autant. Si le journalisme citoyen offre quantité de matière brut, le journaliste professionnel doit quant à lui trier le bon grain de l'ivraie, vérifier les faits, synthétiser les informations dans des formats courts et digestes. Plus que jamais, le travail de traitement et de mise en forme de l'information est ce qui justifie la plus-value journalistique. A l'heure où les rédactions rognent sur leur budget investigation et rechignent à envoyer des reporters couvrir des événements à l'autre bout du monde, le journalisme citoyen s'impose plus comme un allié qu'un concurrent direct du journalisme classique. Mais si le champ d'investigation s'est déplacé sur les réseaux sociaux et sur les sites web participatifs, gare, cependant, à ne pas se contenter de revues de tweets biens fainéantes. Le travail n'est pas moins exigeant aujourd'hui qu'il ne l'était hier.
Source : www.marianne.net