Hier aura été un grand jour pour le Medef, l'Afep et la CGPME. En effet, Nicolas Sarkozy leur a transmis le message qu'ils attendaient depuis des décennies, en proposant, d'installer un Haut-Conseil au financement de la protection sociale dont la vocation sera de ... préconiser la mise en place d'une TVA sociale.
Cette décision fait suite aux arguties des organisations d'employeurs : Une hausse de la TVA renchérirait le prix des produits importés et diminuerait le volume des importations. En parallèle, une baisse des cotisations rendrait les productions nationales plus compétitives et permettrait de créer, pourquoi pas, 30 à 50 000 emplois, voir plus !
A condition toutefois qu'il existe une offre de substitution française aux produits importés. Ce qui n'est plus le cas pour nombre de produits désormais fabriqués ailleurs (Textile, électronique, jouets, ...)
Cette solution n'aurait donc de sens que si la France avait fait le choix comme l'Allemagne de l'exportation au détriment de la consommation intérieure. Or, c'est essentiellement la consommation des ménages qui maintient la croissance de notre pays depuis de nombreuses années. Donc prudence extrême !
Néanmoins, comment le Medef conçoit-il cette TVA sociale ?
Le Medef vient de présenter trois scénarios de transfert de certaines cotisations sociales vers l'impôt. Ses propositions vont de 30 milliards en hypothèse basse à 70 milliards dans la plus haute.
En ce qui concerne les consommateurs, dans l'hypothèse de 30 milliards, le Medef propose une baisse de 3,5% des cotisations employeurs, ce qui aurait pour effet de faire passer les taux de 5,5 à 7% et celui de 19,6 à 22% (voir ci-dessous)