Simitis, le Premier ministre (P.S.) de l'euro, du banquier Papadémos, de
The Goldman Sachs Group, Inc. et du scandale Siemens — ces millions d'euros, versés par la compagnie à ces ministres et autres serviteurs de la politique grecque —, eh bien, cet homme, vient de déclarer depuis Berlin que le Mémorandum fut … une
« erreur politique fatale ». Invité lors d'un colloque à la fondation
Heinrich Boll, tout comme Daniel Cohn-Bendit, Simitis s'est fait huer comme toujours désormais, à chaque déplacement de sa caste dirigeante. «
Traîtres, votre heure arrive» peut-on lire sur la pancarte accompagnant une potence, apparue il y a quelques récemment à Gerakas, dans la banlieue d'Athènes.
En effet, la décomposition chez les politiques est en cours. Anna Diamantopoulou, depuis son ministère d'ex-Education Nationale, souhaite «
la transformation du cabinet Papadémos en gouvernement de salut national, sans date de péremption». Au même moment presque, Maria Alifrangi, enseignante du Primaire titulaire, vient de déposer
sa lettre de démission, la rendant publique à travers Internet. «
Je ne veux plus servir un gouvernement et un régime de traîtres qui assassinent notre peuple. Mon mari a été ainsi assassiné par ces gouvernants, il est au chômage».
Chrysochoidis, ministre P.S. parmi les papandroïdes, déclare à la presse qu'il
« n'a pas lu le Mémorandum … car il n'a pas eu le temps, mais il l'a tout de même approuvé au "Parlement" ».
Loverdos, autre ministre serviteur de la Troïka, se dit inquiet, car on commence à divulguer des informations sur la famille Papandréou, les tenants et les aboutissants, les entreprises du frère Nikos (frère de Georges Papandréou), de l'enrichissement présumé du clan Papandréou, supposé lié à sa haute trahison, c'est à dire surtout, la machination qui a emmené le FMI en Grèce. «
Si on touche à Papandréou, je crains alors qu'il y aura un vrai massacre à travers la Grèce».
On prétend alors depuis deux heures que Georges Papandreou, depuis le Costa Rica — où il se trouve dans le cadre institutionnel de l'internationale «socialiste» (sorte d'ONG semble-t-il, bien financée) — se dit aussi
ignorant du Mémorandum car «
étant alors premier Ministre, [il n'a]
pas eu le temps de lire le Mémorandum non plus». Un comble si c'est vrai.
Mais nous ne sommes plus à notre premier … comble. Nos jeunes comédiens exercent leurs talents dans la rue, et nos vieux politiciens à la Vouli, le « Parlement ». Seulement, quelqu'un a voulu rayer de notre topographie symbolique, la rue du Parlement, utilisant un spray rouge. Rouge, comme la mer à proximité du volcan de Santorin. Séismes précurseurs ?
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