Pour la première fois, Laurent Fabius a également évoqué publiquement la possibilité d’une aide matérielle française à la rébellion syrienne. Une issue au conflit serait
«une victoire claire et nette de l'opposition. Il est envisagé, les Américains l'ont fait, peut-être nous le ferons, de donner non pas des armes mais des moyens de communications supplémentaires» aux rebelles syriens afin de leur permettre de «répertorier les emplacements des atrocités».
Si la livraison d’armes aux rebelles syriens n’est pas envisagée, dans chacun des camps est née une polémique sur la vente d’armes au pouvoir syrien.
Premiers mis en cause : les Russes, accusés par la secrétaire d’Etat Hillary Clinton de fournir des hélicoptères de combat à la Syrie. Une information rapidement démentie par le ministre russe des affaires étrangères qui a simplement fait état
« de réparations d’hélicoptères livrés il y a quelques années au régime ». Mais la France, quatrième exportateur d’armes au monde, n’a pas échappé à la polémique en plein
salon international de l’armement Eurosatory. L'organisation Human Rights Watch a critiqué, mardi 12 juin, la signature par le groupe français Thales, d'un contrat avec le russe Rosoboronexport pour équiper les chars russes de caméras thermiques, s'inquiétant de leur possible exportation vers la Syrie, ce que Thales dément.
« Il est choquant que Thales, dont l'Etat français est actionnaire, continue à faire des affaires avec l'entreprise russe d'armement Rosoboronexport comme si de rien n'était », a déclaré Jean-Marie Fardeau, directeur France de l'ONG de défense des droits de l'homme.