Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
Nicolas Sarkozy devrait se rendre jeudi à la centrale nucléaire de Fessenheim, prévoit-on à EDF. A l'Elysée, on précise que la décision définitive n'est pas prise. Le chef de l'Etat devrait y faire un plaidoyer pro-nucléaire. Il n'est pas question d'ordonner la fermeture politique de la centrale en pleine campagne électorale. "Est-ce qu'on va fermer Fessenheim: la réponse est non", explique-t-on en haut lieu à l'ELysée.
Jusqu'à présent, le gouvernement a laissé à EDF le soin de prendre ses décisions sur des motifs économiques. C'est ce qu'a répété Nathalie Kosciusko-Morizet dans un entretien au Figaro samedi 4 février: "L'autorité de sûreté nucléaire a exigé des travaux à Fessenheim. Ils ne sont pas négociables. Si EDF estime qu'ils sont trop chers ou infaisables, alors il faut fermer", a déclaré Mme Kosciusko-Morizet. Mais EDF compte bien réaliser ces travaux qui doivent permettre de prolonger de 10 ans la durée de vie de la centrale.
La fermeture est jugée inintéressante politiquement: l'électorat vert est en perdition et M. Sarkozy préfère cliver sur le sujet du nucléaire et insister sur les divergences à gauche plutôt que de prêter le flanc sur la sécurité des réacteurs nucléaires. Car fermer Fessenheim, ce serait mettre le doigt dans l'engrenage d'autres fermetures, au nom d'une sécurité sans cesse plus exigeante.