Il dévoile ainsi les responsabilités de ces banques qui sont à l’origine de la plus grave crise économique depuis 1929. À travers une perspective historique, il passe en revue les mécanismes créés par le monde bancaire, avec l’aval de nombreux gouvernements, qui ont été à l’origine de profits considérables. L’auteur dénonce également les agissements coupables des grandes banques qui, de par leur importance dans l’économie, ont bénéficié d’une quasi impunité dans de nombreux domaines (spéculation à l’origine de crises, blanchiment d’argent, organisation de l’évasion fiscale, etc.). Par ailleurs, le livre contient de nombreuses alertes quant aux multiples risques de nouvelles débâcles dans les années à venir, lesquelles approfondiront à coup sûr la crise actuelle |1|. À la lecture de l’ouvrage, il apparaît qu’un tel scénario a toutes les chances de se réaliser puisque dans leur gestion de la crise, les gouvernements et les banques centrales, loin d’avoir muselé le secteur financier, ont accru sa puissance, notamment à travers les politiques de faibles taux d’intérêt et de sauvetages bancaires.
Si ce livre, aussi complet qu’accessible, sera utile pour tout un chacun, il intéressera particulièrement tous ceux et celles désireux de mettre un terme à la toute puissance des banques. Comme Éric Toussaint aime à le souligner, « le secteur bancaire est trop important pour être laissé aux mains du privé ». Ainsi, outre de nombreuses mesures permettant de limiter drastiquement le pouvoir des grandes banques, il propose sans détour la socialisation du secteur, à savoir une gestion publique du système financier, à laquelle la sphère politique mais aussi les salariés, les clients et les représentants d’association participeraient. En d’autres termes, remplacer la bancocratie par la démocratie sociale et économique.
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