« Ensemble tout est possible » affirmait le candidat Sarkozy en 2007.
En octobre 2007, il affirmait : « La croissance de 2007, je n’y suis pour rien, il faut la doper en 2008, et en 2009 ce sera la mienne ». Résultats : la croissance de 2007 atteignait + 1 ,9 %, celle de 2008 + 0,9 % et celle de 2009 - 0,4 % !
En janvier 2010 il certifiait : « dans les semaines et les mois qui viennent, vous verrez reculer le chômage dans notre pays ». Deux ans plus tard, notre pays comptait 400 000 chômeurs de plus, 1 million de plus depuis 2007.
A Marseille, il s’était retranché derrière des formules qui en disaient long sur son incapacité à changer le cours des choses : « La vérité c’est que le chômage n’a pas explosé comme ailleurs. La vérité c’est que des milliers de Français n’ont pas été chassés de chez eux. » En substance : nous avons eu la peste et le choléra mais tout le monde n’en est pas mort, mon bilan est donc positif !
Quant à la crise que nous subissons aujourd’hui, loin d’en être la victime, il en est l’un des premiers responsables, avec Angela Merkel, puisque c’est à leur initiative que les pays de la zone euro subissent des plans dits de « rigueur » qui les plongent dans la récession et le chômage.
« Si la France a mieux résisté que d’autres c’est qu’elle a puisé sa force dans ce qu’elle avait de meilleur » ose-t-il affirmer à Marseille, alors que ce qui a, avant tout, permis à la France de mieux résister, ce sont les acquis sociaux du salariat qui ont servi d’amortisseurs à la crise, mais que Sarkozy veut supprimer aujourd’hui.