Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
LEMONDE.FR avec AFP | 16.12.11 | 14h18 • Mis à jour le 16.12.11 | 14h38
Dans le réfectoire de l'association 'La Mie de Pain, à Paris, le plus grand centre d'hébergement d'urgence de France, qui accueille chaque jour quelque 700 hommes. Le 13 octobre 2008.AFP/OLIVIER LABAN-MATTEI
D'après l'étude, rendue public par la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars), qui pilote l'Observatoire, "le constat est partout le même : un grand nombre de réponses négatives aux demandes d'hébergement", avec "plus de 40 % et jusqu'à 65 % des demandes [qui] ne donnaient pas lieu à l'attribution d'une place d'hébergement".
1,2 MILLION D'APPELS
En 2010, plus de 1,2 million d'appels ont été décrochés par les écoutants du 115, sur un échantillon de 20 départements, qui représentent plus de la moitié (55 %) de l'activité nationale du 115.
Les demandes ont concerné en 2010 pour moitié des familles (75 % à Paris). Si elles se voient attribuer en moyenne trois fois plus de nuitées que les hommes seuls, 31 % d'entre elles n'ont jamais été hébergées en 2010, et 37 % l'ont été systématiquement.
Le rapport constate également qu'en période de grand froid, les refus "baissent avec le renforcement temporaire des dispositifs d'hébergement", mais "la tendance repart à la hausse à partir du mois d'avril" et de la reprise des expulsions après la fin de la trêve hivernale.
En moyenne, en 2010, parmi les nuitées attribuées aux personnes sans abri (hors Paris), 53 % ont été attribuées dans un centre d'hébergement d'urgence, 40 % en hôtel, et 7 % dans d'autres structures (hébergements de stabilisation, maisons relais, etc.). Le nombre moyen de nuitées attribuées par le 115 est de 20, mais plus de la moitié des demandes (55 %) n'ont abouti qu'à une seule nuit d'hébergement.