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Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes

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Perquisition à la direction de Renault sur la fausse affaire d'espionnage

LEMONDE.FR avec AFP | 18.11.11 | 15h02

 
 

 

Renault avait licencié en janvier trois de ses cadres haut placés, les accusant à tort d'espionnage industriel. Il s'était avéré par la suite que l'histoire avait été montée de toute pièce par le service interne de sécurité du groupe automobile français

Renault avait licencié en janvier trois de ses cadres haut placés, les accusant à tort d'espionnage industriel. Il s'était avéré par la suite que l'histoire avait été montée de toute pièce par le service interne de sécurité du groupe automobile françaisAFP/SASCHA SCHUERMANN

Le juge d'instruction Hervé Robert a mené mercredi 16 novembre une perquisition au siège de Renault, à Boulogne-Billancourt, dans le cadre de l'enquête ouverte à la suite de la fausse affaire d'espionnage qui a secoué le constructeur automobile, a indiqué vendredi 18 novembre une porte-parole de ce dernier. "Dans le cadre de l'instruction ouverte mi-mars portant sur la tentative d'escroquerie au renseignement dont Renault a été victime, le juge d'instruction en charge du dossier, Hervé Robert, a effectué une perquisition au siège social de l'entreprise mercredi 16 novembre", a-t-elle fait savoir, confirmant partiellement une information de France-Soir.

Cette perquisition a eu lieu "y compris dans les bureaux de la direction générale" et notamment dans "le bureau de l'assistante de Carlos Ghosn", PDG de l'entreprise, selon cette porte-parole. France-Soir indiquait qu'une perquisition avait eu lieu vendredi matin dans les bureaux de M. Ghosn, en son absence. Hervé Robert s'était déjà rendu début juillet dans des locaux du constructeur au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) pour y consulter des documents.

Renault avait licencié en janvier trois de ses cadres haut placés, les accusant à tort d'espionnage industriel. Il s'était avéré par la suite que l'histoire avait été montée de toute pièce par le service interne de sécurité du groupe automobile français et l'affaire avait coûté sa place à son numéro deux, Patrick Pélata, remplacé par Carlos Tavares. L'ancien responsable de sécurité, Dominique Gevrey, a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et est incarcéré depuis la mi-mars à Paris. Il est soupçonné d'avoir contribué à une escroquerie au renseignement en faisant accuser à tort d'espionnage industriel ces trois cadres, qui ont été depuis innocentés. Renault a aussi procédé en interne à une vaste refonte de son organisation dans l'espoir d'éviter à l'avenir qu'une telle affaire se reproduise.

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