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LEMONDE.FR avec AFP | 18.11.11 | 15h02
Renault avait licencié en janvier trois de ses cadres haut placés, les accusant à tort d'espionnage industriel. Il s'était avéré par la suite que l'histoire avait été montée de toute pièce par le service interne de sécurité du groupe automobile françaisAFP/SASCHA SCHUERMANN
Cette perquisition a eu lieu "y compris dans les bureaux de la direction générale" et notamment dans "le bureau de l'assistante de Carlos Ghosn", PDG de l'entreprise, selon cette porte-parole. France-Soir indiquait qu'une perquisition avait eu lieu vendredi matin dans les bureaux de M. Ghosn, en son absence. Hervé Robert s'était déjà rendu début juillet dans des locaux du constructeur au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) pour y consulter des documents.
Renault avait licencié en janvier trois de ses cadres haut placés, les accusant à tort d'espionnage industriel. Il s'était avéré par la suite que l'histoire avait été montée de toute pièce par le service interne de sécurité du groupe automobile français et l'affaire avait coûté sa place à son numéro deux, Patrick Pélata, remplacé par Carlos Tavares. L'ancien responsable de sécurité, Dominique Gevrey, a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et est incarcéré depuis la mi-mars à Paris. Il est soupçonné d'avoir contribué à une escroquerie au renseignement en faisant accuser à tort d'espionnage industriel ces trois cadres, qui ont été depuis innocentés. Renault a aussi procédé en interne à une vaste refonte de son organisation dans l'espoir d'éviter à l'avenir qu'une telle affaire se reproduise.