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Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes

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Panique au 20 heures !

Le premier ministre grec annonce qu'il va consulter le peuple : panique dans les banques ! Panique chez les eurocrates ! Panique dans les médias ! Dans le même temps, le G20 se réunit dans une ville en état de siège policier en prévision d'une contagion des manifestations. Le système néolibéral se sent menacé, il montre les crocs. La propagande bat son plein.


Lorsque Mr Papandréou a annoncé qu’il allait consulter le peuple grec, il a provoqué la panique dans la zone euro et au delà. Sans même qu'on connaisse ses intentions précises et la teneur exacte de ce référendum, des gouttes de sueurs froides se sont mises à perler au front des leaders de l'ordre néolibéral. L'Union européenne, le FMI, la Banque mondiale, l'Organisation mondiale du commerce, les marchés financiers... tous les piliers de l'ordre capitaliste ont hurlé en cœur à la simple idée que les peuples s'invitent dans les négociations en cours. L'appareil médiatique s'est immédiatement déchaîné.

 

« Mais quelle mouche a piqué Mr Papandréou ? » demandait Monsieur Pujadas au journal de 20h, mardi dernier. La consultation du peuple est présentée ni plus ni moins comme un coup de folie. Pourquoi d'ailleurs ce référendum n'a t-il pas été organisé plus tôt ? C'est que Mr Papandréou n'est pas un adversaire du libéralisme. Sa décision intervient après des mois de manifestations insurrectionnelles et de grèves historiques !


Mr Sarkozy en est « consterné » qu'on demande son avis au peuple. N'a t-il pas, lui, en 2007, fait passer en force le traité de Lisbonne contre l'avis du peuple français qui l'avait rejeté en 2005 ? Car telle est la conception de la « gouvernance » de la zone euro, de l'Union européenne et des peuples que se font Mr Sarkozy et Mme Merkel. Des jours et des nuits entières à comploter des accords de brigands pour sauver - encore une fois - les banques, l'euro et l'Union européenne sur le dos des peuples.


« Accords obtenu de haute lutte ! » affirmait mercredi Mr De Galzain sur France Inter, rappelant à qui n'en serait pas encore convaincu que - pour les médias dominants - si « lutte » il y a, ça n'est pas d'abord dans les manifestations en Grèce (qu'ils ne couvrent pas), mais dans les bureaux feutrés de Bruxelles. Une lutte pour quoi et pour qui, Mr De Galzain ?


« La démocratie directe vient perturber les négociations engagées par la démocratie représentative » nous assène un autre journaliste de la radio nationale. Une façon originale de voir encore de la démocratie dans les tractations de couloir des eurocrates... et de nous expliquer que ce référendum est une initiative anti-démocratique !


« Tout faire pour que le plan de sauvetage et l'euro ne soient pas l'otage de ce référendum », tel est l'objectif du G20 nous explique Mme Astruc sur France 2. Les grèves des travailleurs sont déjà des « prises d'otages » pour les grands médias, on ne s'étonne donc pas que l'expression soit reprise ici pour fustiger la lutte des travailleurs grecs ! Et le G20, Mme Astruc, ne prend t-il personne en otage ? Ce machin destiné à célébrer sans fin la tyrannie libérale, prétend sans rire « écrire l'Histoire » (slogan officiel cette année !), sans les peuples - puisqu'il ne dispose d'aucune légitimité démocratique - protégé par une armée de policiers et de CRS.


« Les référendums doivent être consommés avec modération » nous prévient Mr Pujadas, se remémorant la surprise douloureuse - pour les grands médias - du NON en 2005, contre lequel ces derniers s'étaient pourtant déchaînés.


« Panique chez les épargnants », « dévaluation dramatique», « perte du pouvoir d'achat », « besoin de deux fois plus d'argent pour rembourser la dette », tel est le scénario apocalyptique que nous promet Mme Thébaud sur France 2 si la Grèce sortait de l'euro. Tout en se gardant bien de rappeler ce que l'euro coûte à la Grèce et en évitant soigneusement l'option d'un défaut de paiement de la dette. Parmi les scénarios possibles, un oubli sans doute...

 

Les aventures les plus folles...

 

A cette heure, Mr Papandréou annonce qu'il renonce à organiser un référendum. Dans le même temps, est-ce un hasard, le ministre grec de la défense vient de changer complètement l'état-major militaire du pays. Pourquoi ces grandes manœuvres ?

 

On le voit, un dangereux épisode est en train de se jouer. Jusqu'où ira l'Union européenne pour faire plier le peuple grec ?

 

Le refus de la Gauche de voir l'Union européenne comme elle est – un instrument de domination - et son acharnement à défendre l'euro vont lui coûter cher. L'actualité aura raison des programmes politiques qui ignorent la réalité : la crise de l'euro balaiera tout sur son passage. Il n'est pas trop tard pour prendre les bonnes positions.

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