La Ville de Québec lance un ultimatum aux indignés, qui occupent la place de l'Université du Québec, dans le quartier Saint-Roch depuis le 22 octobre. Ils ont jusqu'à lundi pour démanteler leur campement.
Un lieu public n'est pas un endroit pour camper, fait remarquer l'administration du maire Régis Labeaume. Un porte-parole de la Ville, Jacques Perron, indique que les bâches et les toiles inflammables qui se trouvent sur place doivent être retirées.
Il précise également que cette demande a été formulée aux occupants dès samedi après-midi à la suite d'une inspection des lieux.
S'appuyant sur un rapport du Service de protection contre l'incendie, Jacques Perron rappelle qu'un incendie survenu mardi dernier dans le campement aurait pu avoir des « conséquences désastreuses » s'il n'avait pas été rapidement maîtrisé.
M. Perron a indiqué que la municipalité n'est pas contre l'idée que des manifestants occupent quotidiennement la place de l'Université du Québec, mais qu'il ne s'agit pas d'un endroit pour camper.
Selon le porte-parole de la Ville, les relations entre les représentants de la municipalité et les indignés sont bonnes, même si quelques occupants se « traînent les pieds » lorsque des demandes sont formulées.
Jacques Perron reconnaît que depuis le début, les manifestants ont « collaboré avec les autorités ».
Pour la Ligue des droits et libertés, un éventuel démantèlement des camps érigés à Québec et Montréal constituerait une atteinte injustifiée à la liberté d'expression.
La Ligue soutient que les raisons de sécurité invoquées notamment par le maire Labeaume sont bien « dérisoires » en regard des enjeux de société fondamentaux soulevés par les manifestants.
L'avocat Denis Barrette rappelle que la liberté d'expression est reconnue dans la Constitution, dans la Charte canadienne des droits et libertés et dans la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.
Radio-Canada.ca avec PC

