Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
LEMONDE.FR avec AFP | 12.11.11 | 17h27 • Mis à jour le 12.11.11 | 18h23
"Il n'a pas le droit de parler en utilisant l'expression 'au nom de la France' quand il est visiblement en service commandé à la fois du président de la République, qui craint une alliance entre la gauche et les écologistes, et du lobby nucléaire", a dénoncé Eva Joly, pour qui "M. Copé reprend la propagande honteusement mensongère de M. Proglio".
Vendredi, le patron de l'UMP avait demandé "au nom de la France" à François Hollande, candidat PS à la présidentielle, "d'arrêter les négociations avec les Verts sur le nucléaire", estimant que le PS et EELV étaient "en train de négocier sur le dos des Français" sur le nucléaire.
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Il avait alors fait référence aux propos de Henri Proglio, le dirigeant d'EDF, qui a affirmé mercredi qu'une sortie du nucléaire en France mettrait en péril un million d'emplois et coûterait entre 0,5 et 1 point de PIB, bien qu'un chiffrage précis du coût de l'après-nucléaire se révèle très compliqué.
"Ils mentent aux Français, a répondu Eva Joly. Le passage à l'énergie renouvelable créera des emplois non-délocalisables qui vont revivifier le tissu industriel dans nos régions. Donc c'est un pur mensonge. Tous ceux qui analysent ce chiffre savent que ce million est sorti de nulle part et complètement mensonger. M. Proglio a peur de notre fermeté."
"IL N'Y AURA PAS D'ACCORD" SANS ARRÊT DU CHANTIER DE L'EPR
Les PS et EELV négocient depuis plusieurs mois pour trouver un accord sur les élections présidentielle et législatives. Les négociations doivent se terminer le 19 novembre, mais alors que l'échéance approche de plus en plus, elles ne semblent pas avancer. La question du chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), que les écologistes souhaitent arrêter immédiatement, est une des principales pierres d'achoppement.
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"J'affirme solennellement, tranquillement, fermement, qu'il n'y aura pas d'accord avec les socialistes si nous n'avons pas l'arrêt du chantier de Flamanville. Il n'y a pas de plan B", a déclaré Eva Joly samedi sur TF1. Si aucun accord n'est trouvé, "je porterai toute seule toutes les revendications de sortie du nucléaire et tout le programme écologiste et, j'espère, jusqu'au deuxième tour", a ajouté l'ancienne magistrate.