Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
LEMONDE.FR avec AFP | 09.11.11 | 17h34 • Mis à jour le 09.11.11 | 17h50
Sur les pancartes, les slogans inspirés par le mouvement des "Indignés" côtoyaient ceux qui dénonçaient la hausse des frais universitaires.AP/Sang Tan
"C'est un cabinet de millionnaires qui nous dit que l'on va devoir payer trois fois plus de frais universitaires", s'insurge sur le site de la BBC Michael Chassum, le leader de la contestation. Depuis des mois, le gouvernement britannique tente de faire passer sa réforme des universités et de leur financement, inspirée du modèle américain. Cette réforme signifie un doublement voire un triplement des frais d'entrée : dès 2012 il en coûterait près de 10 000 euros par an à chaque étudiant.
Ce que réfute David Willetts le ministre des universités. "La plupart des nouveaux étudiants ne paieront pas d'avance, indique-t-il à la BBC. Il y a aura plus d'aide financières pour les familles défavorisées et tout le monde remboursera des crédits moindres, une fois entré dans la vie active".
UN IMPORTANT DISPOSITIF POLICIER
En Angleterre, tout le monde a en mémoire les débordements des manifestations étudiantes de l'année dernière, sans parler des récentes émeutes du mois d'août. Du coup, les autorités ont prévu un important dispositif de sécurité. Quatre mille policiers encadraient la manifestation de mercredi. En cas de débordements, consigne leur a été donnée de tirer avec des balles en caoutchouc.
AP/Sang Tan Les étudiants manifestaient mercredi pour dénoncer la hausse des frais universitaires, qui devrait entre en vigueur en 2012. Si le projet va jusqu'au bout, une inscription à l'université pourrait coûter près de 10 000 euros.
AP/Sang Tan Le cortège était encadré par un important dispositif policier. Les autorités, qui ont encore en tête les émeutes de l'été 2011, voulaient éviter les débordements de l'an dernier.
AP/Sang Tan Les policiers n'ont pas eu besoin d'utiliser des balles en caoutchouc, exceptionnellement autorisées. L'important dispositif a été dénoncé par Michael Chassum, le leader de la contestation, qui parle "d'une irresponsable et inexcusable intimidation".
REUTERS/ANDREW WINNING En marge de la manifestation, le nouveau mouvement "Occupy London stock exchange" a brièvement installé une vingtaine de tentes à Trafalgar Square. En vain, la police les a délogés dans la foulée.
En marge de la manifestation, quelques "Indignés" du mouvement "Occupy London Stock Exchange" ont appliqué un concept cher aux manifestations étudiantes : la convergence des luttes. Pour relier le mouvement étudiant avec celui des "Indignés", ils sont parvenus à planter une vingtaine de tentes sur Trafalgar Square, en plein cœur de Londres, pendant quelques minutes. En vain, les policiers les ont immédiatement délogés.