Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
LEMONDE.FR avec Reuters | 11.02.12 | 19h33 • Mis à jour le 11.02.12 | 19h34
Une fresque du président syrien Bashar al-Assad, criblée d'impacts de balles, dans les rues de Homs, le 10 février.REUTERS/HANDOUT
Un général abattu dans la capitale. A Roukhneddine, dans le nord de Damas, le général Issa al Khouli a été tué samedi près de son domicile, rapporte l'agence de presse officielle Sana, attribuant cet attentat à un "groupe terroriste". L'officier, médecin militaire et directeur d'un hôpital, est le membre le plus éminent du régime tué dans la capitale depuis le début du soulèvement antigouvernemental.
Combats dans un faubourg de Damas. Des échanges de tirs prolongés ont éclaté dans la nuit de vendredi à samedi dans un quartier pauvre de Damas. Les membres de l'Armée syrienne libre (ASL) ont affronté pendant quatre heures les forces gouvernementales appuyées par des blindés qui avaient pénétré dans le quartier d'Al Kaboune, dans le nord de la ville. Jamais des combats n'avaient eu lieu si près du centre de la capitale depuis le début de l'insurrection il y a onze mois. Alep, deuxième ville de Syrie jusqu'ici épargnée, a été à son tour gagnée par les violences vendredi. Une double explosion y a fait 28 morts aux abords de locaux des services de sécurité et de l'armée.
Fermetures d'ambassades. Le ministère syrien des affaires étrangères a sommé la Libye et la Tunisie de fermer leurs ambassades à Damas d'ici soixante-douze heures. Cette décision fait suite à des mesures similaires prises par ces deux pays à l'encontre de la Syrie.
Une résolution débattue à l'Assemblée générale de l'Onu. Après l'échec d'une première résolution samedi dernier, à laquelle la Russie et la Chine avaient opposé leur veto, "Il ne fait aucun doute que la confiance du monde dans les Nations unies a été ébranlée", a estimé vendredi le roi Abdallah d'Arabie saoudite. Ryad fait circuler un nouveau projet de résolution, cette fois à l'Assemblée générale de l'Onu. Pour plusieurs pays, les négociations en cours pourraient permettre de couper le lien entre les régimes iraniens et syriens.
Les opposants syriens accusent Moscou et Téhéran. Réunis à Vienne, en Autriche, des opposants en exil au régime de Bashar Al-Assad ont accusé, samedi, Moscou de "fournir des tanks" et Téhéran de prêter main-forte à l'armée syrienne dans la répression.
Deux morts au Liban dans des combats entre pro et anti-Assad. A Tripoli, dans le nord du Liban, des heurts entre partisans et opposants au régime syrien ont fait deux morts et huit blessés samedi. Cette ville côtière est dominée par les sunnites, qui soutiennent l'insurrection en Syrie, mais elle est aussi peuplée de membres de la minorité alaouite, dont est issu le clan du président Bachar al Assad.