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Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes

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Nouvelle grève générale en Grèce - Des milliers de manifestants dans les rues

 

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Nouvelle grève générale en Grèce
Créé le 16-07-2013 à 07h30 - Mis à jour à 07h44
Le Nouvel Observateur avec AFP

Pour obtenir l'aide de ses créanciers, Athènes doit supprimer 4.000 emplois publics et imposer la mutation de 12.500 fonctionnaires.

 

 

La fermeture début juin sans préavis ni négociation de l'organisme de radiotélévision publique avait déjà provoqué un choc dans l'opinion. (Petros Giannakouris - Sipa)

La fermeture début juin sans préavis ni négociation de l'organisme de radiotélévision publique avait déjà provoqué un choc dans l'opinion. (Petros Giannakouris - Sipa)

La plupart des services publics doivent rester fermés dans la matinée de mardi 16 juillet en Grèce en raison d'une grève générale décrétée par les deux principaux syndicats du pays contre les réformes en cours d'examen au parlement, notamment dans la fonction publique.

Au cœur de la contestation figure un projet de loi d'une centaine d'articles qui doit être voté mercredi pour respecter les exigences des bailleurs de fonds du pays, dont le cœur est constitué par un plan de départ et de redéploiement touchant une partie des 700.000 fonctionnaires du pays.

Mardi matin, les trains ne circulent pas. A Athènes, bus et trolleys resteront immobilisés entre 8h et 20h.

Le métro fonctionne, mais trois stations du centre-ville resteront fermées en raison des deux défilés de manifestations qui sont prévus, le premier en milieu de matinée à l'appel du syndicat communiste Pame, et le deuxième à l'appel du syndicat du secteur privé GSEE, et des fonctionnaires Adedy.

4.000 emplois publics supprimés

Pour rester sous perfusion de ses créanciers UE-BCE-FMI, la Grèce, d'ici la fin de l'année, doit supprimer 4.000 emplois publics et imposer des mutations à 12.500 fonctionnaires.

Après le choc dans l'opinion, créé par la fermeture début juin sans préavis ni négociation de l'organisme de radiotélévision publique ERT, pourtant considéré comme une vache sacrée en Grèce, l'application quasi mathématique d'un schéma de mutation, qui intervient après des années d'embauche clientéliste et de laisser faire, suscite beaucoup d'angoisse, notamment dans le monde enseignant.

Le texte présenté au Parlement pose le cadre de la réorganisation de la fonction publique: d'ici fin juillet, 4.200 employés entreront dans une "réserve" de mobilité, pour huit mois, durant lesquels ils toucheront 75% de leur salaire. S'ils refusent d'être mutés dans une autre administration, ils seront licenciés.

Un refus de mobilité signifiera licenciement

Les premiers concernés par ce redéploiement sont des employés de l'Education nationale et les quelque 3.500 policiers municipaux du pays voués à être intégrés au corps de la police nationale.

Ces derniers se sont fait entendre cette semaine, au rythme de défilés de motos quasi-quotidiens dans les rues d'Athènes, toutes sirènes hurlantes.

Les deux syndicats ont appelé à la mobilisation sous le slogan "nous ne sommes pas des numéros, nous sommes des travailleurs".

Dimanche, dans une interview au journal "Real News", le ministre de l'Intérieur Yannis Michelakis a prévenu que le refus de la mobilité signifiait le licenciement pour les fonctionnaires concernés.

Du vote de cette loi, prévu mercredi soir, qui comprend aussi des mesures libéralisant le secteur privé, comme un assouplissements des dates d'ouverture des magasins le dimanche, dépend le versement de la prochaine tranche d'aide internationale au pays.

 

 

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Le Monde.fr avec AFP

 16.07.2013 à 08h10 • Mis à jour le 16.07.2013 à 16h16

 
Grèce : les fonctionnaires défilent à nouveau contre les réformes

 


L


 

  

 

 

 

 

La Grèce connaissait à nouveau une journée de grève générale, mardi 16 juillet, pour protester contre un plan de restructuration de la fonction publique exigé par les bailleurs de fonds internationaux du pays.

Au moins 16 000 personnes ont manifesté à Athènes et 7 000 à Thessalonique, selon la police, pour dire "non aux licenciements de fonctionnaires" ou appeler à "licencier le gouvernement". Ils répondaient à l'appel des deux principaux syndicats du pays, réunis sou le slogan "Nous ne sommes pas des numéros, nous sommes des travailleurs".

De nombreux services et transports sont restés fermés mardi. Les trains ne circulaient pas, pas plus que le métro reliant la capitale à l'aéroport. Les vols à l'arrivée et au départ de l'aéroport Vénizelos étaient perturbés.

 

 

SUPPRIMER 4 000 EMPLOIS DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Pour rester sous perfusion de ses créanciers – Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international – la Grèce doit d'ici à la fin de l'année supprimer près de 4 000 emplois dans la fonction publique et imposer des mutations à 12 500 autres fonctionnaires.

Après le choc dans l'opinion provoqué par la fermeture début juin sans préavis ni négociation de l'ERT – l'organisme de radiotélévision publique pourtant considéré comme une vache sacrée en Grèce –, l'application quasi mathématique d'un schéma de mutation, qui intervient après des années d'embauche clientéliste et de laisser-faire, suscite beaucoup d'angoisse.

 

Les manifestants répondaient à l'appel des deux principaux syndicats du pays, réunis sous le slogan "Nous ne sommes pas des numéros, nous sommes des travailleurs".

 L'ÉDUCATION NATIONALE DANS LA LIGNE DE MIRE

Le texte présenté au Parlement prévoit d'ici à fin juillet que 4 200 employés entreront dans une "réserve" de mobilité pour huit mois, durant lesquels ils toucheront 75 % de leur salaire. S'ils refusent d'être mutés dans une autre administration, ils seront licenciés.

Lire notre reportage "La vie qui s'écroule" des fonctionnaires grecs

Les premiers concernés par ce redéploiement sont des employés de l'éducation nationale et les quelque 3 500 policiers municipaux du pays voués à être intégrés au corps de la police nationale. Ces derniers se sont fait entendre cette semaine au rythme de défilés de motos quasi quotidiens dans les rues d'Athènes, toutes sirènes hurlantes.

Du vote de cette loi, prévu mercredi soir, comprend également des mesures libéralisant le secteur privé, comme un assouplissement des dates d'ouverture des magasins le dimanche, dépend le versement de la prochaine tranche d'aide internationale au pays. Les 110 articles doivent être étudiés et validés avant le 19 juillet. A la clé, le versement d'ici à la fin du mois de 4 milliards d'euros. Le gouvernement ne peut donc pas se permettre un rejet de ce texte. 

Lire nos explications La Grèce à l'épreuve d'un nouveau plan de rigueur

 

 

 

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