La grève générale a commencé depuis hier au Portugal.
L'adhésion est forte mais les conditions sont très dures. Les media censurent un maximum. Le gouvernement a imposé des "services minimums" (protégés par la police) et des piquets ont été défaits ce matin par la force
Comme lors des deux dernières grèves de nombreux précaires liées à des organisations telles que les "Précaires Inflexibles" ont été participer aux piquets de grève avec les travailleurs de ces entreprises (Ici l'organisation May Day renforçant les piquets d'une entreprise de ramassage de déchets : http://www.youtube.com/watch?v=H2MEbAZcfJQ&feature=player_embedded).
- Les ports : 100% (A minuit, une vingtaine de bateaux étaient détournés vers l'Espagne).
- Les Trains (CF) : 100 %
- Les bateaux (sur Lisbonne) : 100 %
- Les Bus : de 80 à 100 % selon les régions.
- Les mairies : de 80 à 100 %
- Les hôpitaux : de 60 à 100 % (Les petits hôpitaux ont moins suivis)
- Des grèves très suivies dans les grandes usines :
. Parmalat : 86 %
. Saint Gobain : 85 %
. Amorim (liège) : 83 %
Manifestations prévues par le syndicat CGTP un peu partout dans le pays. A Lisbonne à 14H, à Porto à 15H.
Des actions de blocages en centre-ville (piquets volants et blocages de toutes sortes) sont prévues à Porto à partir de 15H et Lisbonne à partir de 13H.
A 15H, le cortège des chômeurs se formera à Lisbonne pour ensuite rejoindre la grande manifestation organisée par la plateforme du 15 Octobre (genre de Supra-Collectif comprenant des collectifs de précaires, des associations et des groupes d'"indignés"), prévue à 16H. Rappellons que la dernière manifestation qui avait fini, comme celle-ci, devant le Parlement avait été assez tendue (les manifestants avaient essayé d'envahir pacifiquement le Parlement) et s'était soldé par plusieurs blessés et arrestations (http://www.youtube.com/watch?v=7yC3P-R8XKc et http://www.youtube.com/watch?v=BiWKWgC0OcU&feature=related).
Venez nombreux soutenir la Grève Générale du peuple portugais cette après-midi à 18H (Ambassade du Portugal, rue de Noisiel, Paris 16ème Métro Porte Dauphine) !
L'homme interviewé, qui proteste contre la fermeture des "juntas de freguesias" (structures d'organisations administratives de quartier qui ferment à cause des politiques d'austérité), explique : "Le drapeau noir, c'est le deuil, c'est la protestation, c'est l'indignation".