Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
LEMONDE.FR avec AFP | 08.11.11 | 14h13
Le président russe Dimitri Medvedev et son homologue allemand, Christian Wulff lors d'une conférence de presse, mardi 8 novembre. Les dirigeants inaugurent le gazoduc Nord Stream. AFP/ODD ANDERSEN
Le gazoduc, qui passe par la Baltique, sera doté d'ici à la fin 2012 d'une deuxième conduite, et distribuera en effet assez de gaz pour 26 millions de foyers en Europe. Derrière l'infrastructure à 7,4 milliards d'euros : un consortium dominé par le géant gazier russe Gazprom, avec les allemands BASF et EON, le néerlandais Gasunie mais aussi le français GDF Suez. Le groupe français qui participait à l'inauguration a ainsi salué "un élément de la stratégie gazière internationale en Europe et dans le reste du monde". Le président russe s'est, lui, félicité de cet "événement majeur", pour les relations entre Russie et Europe. "C'est aussi un pas vers la sécurisation de l'approvisionnement de l'énergie de l'Europe", a-t-il dit.
UN GAZODUC STRATÉGIQUE
L'objectif stratégique de Nord Stream : échapper aux litiges à répétition ces dernières années entre Moscou et l'Ukraine. C'est en effet par l'Ukraine que transite l'essentiel des importations européennes de gaz russe. En plein hiver 2009 Kiev avait ainsi bloqué des livraisons aux Européens en guise de représailles contre Gazprom.
>>> Lire "Gazprom s'affirme en acteur global de l'énergie"
Autre nouveauté : au contraire des autres gazoducs, qui transitent aussi par les pays Baltes et la Pologne, la nouvelle conduite est exclusivement maritime. Cela irrite les pays contournés, au point qu'un ministre polonais était allé en 2006 jusqu'à évoquer le pacte de non-agression entre l'URSS et l'Allemagne nazie. De son côté, La Suède s'est elle inquiétée des conséquences écologiques. Gazprom affirme que le gazoduc "ne produit aucun effet significatif sur l'environnement"
LEMONDE.FR | 08.11.11 | 14h44