Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
Un extrait de vidéosurveillance, mis en ligne sur Internet, les montrait entrant dans une boutique de téléphonie, puis passant sous le comptoir et en train de mettre des billets et des cartes de téléphone dans un sac.
Le parquet de Paris a requis un non-lieu pour deux policiers mis en examen en décembre 2009 pour vol aggravé après avoir été piégés par une vidéosurveillance dans une boutique de téléphonie, a-t-on appris mardi auprès de l'avocat d'un des deux policiers, Me Philippe Ohayon.
«Ce résultat est profondément logique. C'est la démonstration qu'il ne faut pas toujours se fier à la vidéo. L'instruction a permis de mettre mon client hors de cause», a-t-il assuré, confirmant une information d'Europe 1.
En décembre 2009, une caméra de vidéosurveillance, mise en ligne sur Internet, les montre entrant dans une boutique de téléphonie de la rue Louis-Blanc (Xe), où il y a une forte communauté sri-lankaise, exhibant un brassard de police et leur carte professionnelle. Les deux hommes passent le comptoir et l'un d'eux est filmé en train de mettre des billets et des cartes de téléphone dans un sac.
Une enquête avait alors été ouverte et les deux hommes mis en examen pour «vol aggravé en réunion par personne dépositaire de l'ordre public» et suspendus de leur fonction.
Selon Europe 1, les deux policiers avaient indiqué s'être rendus dans cette boutique après avoir reçu une «information» sur un trafic de faux passeports. Ils avaient expliqué avoir décidé de mettre de l'argent dans un sac pour le remettre au gérant de la boutique le temps de l'opération.
Les témoins ont en outre fluctué dans leurs dépositions au cours de l'enquête, ajoute la radio.
Le juge d'instruction doit désormais décider d'un non-lieu ou d'un éventuel renvoi des mis en examen devant un tribunal correctionnel. Les deux policiers étaient en poste à la douzième section de la Direction du Renseignement de la Préfecture de Police (DRPP, ex-RG) de Paris, chargée de la lutte contre l'immigration clandestine.
Ils avaient été suspendus par le préfet de police de Paris après leur mise en examen.
(Source AFP)