Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
Des panneaux de travaux en A (Ayton/Flickr/CC)
Depuis neuf mois se déroule en pointillé un débat fondamental entre partisans de l’austérité, partisans de la dévaluation, et partisans du rééchelonnement à long terme des dettes.
Tous souhaitent sauver l’Europe soit en tuant les déficits, soit en tuant l’euro, soit en tuant la dette.
Nous pensons que seule la troisième voie est la bonne.
De là procèdent quelques conséquences. C’est en ayant écrêté la dette européenne qu’on peut la mutualiser, c’est en la mutualisant qu’on peut imposer une gestion rigoureuse des comptes publics.
Tout ceci se fait en instant de raison. La règle d’or et le rééchelonnement des dettes sont les deux faces d’une même pièce. Il s’agit d’offrir aux créanciers de l’Europe un instrument de placement d’autant plus attractif qu’il est assis sur la première économie mondiale, dés-asphyxiée, tenue par une nouvelle gouvernance rigoureuse, elle-même assise sur un nouveau pacte démocratique européen.
Cette vision est celle, notamment, du German council of economic experts. Elle est typiquement d’inspiration française, quand la République française était fédéraliste. Elle commence à s’exprimer aujourd’hui par la voix de Wolfgang Schäuble, en dépit des rappels à l’ordre de la Cour de Karlsruhe.
De ce coté-ci du Rhin, nous sommes à front renversés. Nous sommes redevenus souverainistes par peur de l’Allemagne.
Or s’il est une certitude, c’est que la peur est mauvaise conseillère. Nous devons accepter de parler de l’Union politique, nous devons accepter de parler de l’élection du président de l’Europe au suffrage universel. Surtout, nous devons poser un agenda de transformation qui aille bien au delà de la réforme de la Banque Européenne d’Investissement et des « project bonds » :
Avec les peuples, l’ère de la fédéralisation furtive est terminée. Commence le temps du donnant-donnant. Ce sera plus d’Europe contre moins de dette. C’est à la France de le proposer.