LEMONDE.FR avec AFP | 10.11.11 | 09h48 • Mis à jour le 10.11.11 | 12h05
Il ne manquait plus qu'une signature pour mettre fin à quarante-cinq jours de grève à Mayotte. L'intersyndicale et les associations de consommateurs de l'île avait en effet donné leur accord, mercredi 9 novembre, à la "suspension" du mouvement social contre la vie chère et leur intention de signer le projet de sortie de crise présenté par le médiateur gouvernemental et ex-préfet de ce département de l'océan Indien, Denis Robin. Fin connaisseur du territoire mahorais, il avait été nommé par la ministre de l'outre-mer, Marie-Luce Penchard, au début du mois de novembre.
BAISSE DES PRIX
Pourtant, l'intersyndicale n'est pas venue signer, jeudi matin, l'accord tant attendu. Les représentants de l'Etat et du patronat l'attendaient à 9 heures, soit deux heures de plus qu'en métropole, à la Case Rocher, bâtiment officiel de Petite Terre. Comme prévu. Le projet d'accord prévoit une baisse des prix de la viande de bœuf de 10 %, principal point de crispation du mouvement, une fixation du prix du sable de construction à 35 euros la tonne partout dans l'île et une négociation concernant le gaz, dont le prix est maintenu jusqu'à l'entrée en vigueur de la réglementation par l'Etat.
Présent à la Case Rocher, M. Robin a affirmé que sa tâche était terminée. Il laisse désormais le protocole entre les mains du préfet de l'île et doit quitter le département après un peu moins de dix jours passés sur place. "Je remets ce protocole au préfet de Mayotte, Thomas Degos, il pourra être signé à tout moment dès que les acteurs le décideront", a-t-il indiqué dans un communiqué dans lequel il indique que sa mission est "achevée". La crise a conduit à des pénuries, à l'interruption de l'activité commerciale et touristique ainsi qu'à des heurts violents entre manifestants et forces de l'ordre. Des violences qui ont fait un mort et plusieurs blessés depuis le 21 septembre.