Le groupe sud-africain Gold Fields a annoncé mardi le licenciement de 8 500 grévistes à la mine d'or de KDC East, son dernier site encore en grève au sud-ouest de Johannesburg, parce qu'ils ont ignoré son ultimatum. Celui-ci exigeait des grévistes un retour au travail à 16 heures. "Aucune des 8 500 personnes qui étaient en grève n'est revenue [...] et nous avons donc envoyé des lettres de licenciement à tous", a indiqué Sven Lusche, porte-parole du groupe, ajoutant que les mineurs avaient vingt-quatre heures pour faire appel. La "grève sauvage" a commencé le 14 octobre, sur ce site qui compte 12 500 employés.
La semaine dernière, le producteur d'or a licencié, avec le même mode opératoire, 1 500 travailleurs qui ne sont pas venus travailler à KDC West. Quelque 11 000 mineurs ont, eux, repris le travail vendredi. Une grande partie de l'industrie des mines de platine et d'or est paralysée par des mouvements sociaux depuis le mois d'août. Ceux-ci se sont intensifiés après que la police a tué 34 grévistes à la mine de platine de Marikana exploitée par Lonmin le 16 août.
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