Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
Le Monde.fr avec Reuters | 15.07.2012 à 07h59
Selon des informations publiées samedi 14 juillet par le New York Times, le département américain de la justice est en train de rassembler des éléments en vue de poursuites pénales contre plusieurs institutions financières et membres de leurs personnels dans l'affaire de la manipulation du Libor.
Barclays a admis en juin avoir manipulé le Libor durant la crise financière, dévoilant au grand jour un scandale qui pourrait impliquer des dizaines d'établissements. La direction de la banque, qui a dû démissionner depuis, a affirmé que les régulateurs étaient au courant de ses activités mais qu'ils ne les avaient pas empêchées. L'établissement a accepté de payer une amende de 453 millions de dollars (362 millions d'euros) mais l'accord ne le met pas à l'abri des poursuites.
ACCORDS À L'AMIABLE
Dans la perspective de procédures judiciaires, plusieurs institutions financières, dont deux au moins sont européennes, s'efforcent de conclure au plus vite des accords à l'amiable avec les pouvoirs publics, poursuit le Times, citant des juristes au fait de l'affaire.
Le Libor (London Interbank Offered Rate) est calculé sur la base des estimations des intérêts dus par de grandes banques internationales sur les prêts qu'elles s'accordent les unes aux autres, mais ces estimations sont fournies par ces banques elles-mêmes, sans possibilité de vérification indépendante. Ce taux sert de référence pour quelque 550 000 milliards de dollars d'encours à travers le monde.