Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
Le Monde.fr avec AFP | 17.08.2012 à 07h01 • Mis à jour le 17.08.2012 à 14h25
A 15 heures, heure locale (13 heures, heure de Paris), la présidente du tribunal Khamovnitcheski de Moscou a entamé la lecture du jugement de Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, qui comparaissent depuis la fin de juillet et sont en détention provisoire depuis cinq mois.
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Les prévenues sont jugées pour avoir chanté le 21 février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une "prière punk" dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de "chasser Poutine" du pouvoir.
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Le procureur a requis trois ans de camp contre chacune d'elle, expliquant avoir tenu compte de leur casier judiciaire vierge et du fait que deux des femmes avaient des enfants en bas âge. La peine maximale est sept ans de camp.
"TROÏKAS DE L'ÉPOQUE DE STALINE"
Les avocats de la défense ont plaidé la relaxe et l'une des femmes a comparé ce procès à celui des "troïkas de l'époque de Staline", en allusion aux groupes de trois personnes (troïka) qui, du temps de la terreur stalinienne, condamnaient à des années de camp ou même à mort de manière arbitraire et expéditive.
Alors que l'affaire a profondément divisé la société russe, la juge chargée du procès, Marina Syrova, a été placée jeudi sous protection de l'Etat à la suite de menaces qui émaneraient de partisans du groupe.
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Les trois femmes ont reçu de nombreuses marques de soutien international, notamment de la part de députés allemands, de la chanteuse américaine Madonna, de l'artiste d'avant-garde Yoko Ono, veuve de John Lennon, ou encore de l'ex-Beatles Paul McCartney. Une journée mondiale de soutien aux Pussy Riot a d'ailleurs lieu vendredi, avec des actions dans de nombreuses capitales, dont Paris, Londres, Varsovie ou encore New York.
Les Pussy Riot n'en étaient pas à leur coup d'essai. Le 20 janvier, huit d'entre elles avaient entonné sur la place Rouge une chanson intitulée "Poutine a fait dans son froc", en référence aux récentes manifestations de l'opposition.