Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
LEMONDE.FR avec AFP | 02.11.11 | 09h18
Un Thaïlandais pagaie dans une rue inondée dans le nord de Bangkok, en Thaïlande, le 23 octobre 2011.REUTERS/BAZUKI MUHAMMAD
Le centre d'affaires et financier de la mégalopole de 12 millions d'habitants est, en revanche, toujours au sec. Une situation qui amène de plus en plus d'habitants de la périphérie touchée à accuser les autorités de les avoir sacrifiés pour sauver le cœur stratégique de la ville.
La premier ministre, Yingluck Shinawatra, et la municipalité de Bangkok se sont opposés sur la meilleure façon d'évacuer les énormes masses d'eau accumulées dans le nord de la ville après une mousson particulièrement abondante. Yingluck a notamment cédé à la demande d'habitants en ouvrant des écluses pour réduire le niveau d'eau de leurs quartiers. Une décision que le gouverneur de Bangkok a jugée dangereuse pour certaines zones industrielles.
PAS D'ÉTAT D'URGENCE
La chef de l'Etat a également refusé la demande de l'opposition de déclarer l'état d'urgence, qui donnerait plus de pouvoir aux militaires face aux protestations des habitants. Le puissant chef de l'armée a également rejeté mercredi cette éventualité. "Utiliser la loi spéciale provoquera une confrontation entre la population et les soldats", a-t-il déclaré aux journalistes.
"Tout sera résolu d'ici à décembre. Le problème actuel est de savoir comment évacuer l'eau rapidement alors que des digues et des barrières ont été détruites à certains endroits. Si les gens ne permettent pas à l'eau de passer, alors il y a un problème et les inondations dureront et les gens souffriront davantage", a-t-il ajouté. Les inondations, les pires depuis des décennies, ont affecté des millions de personnes, principalement dans le nord et le centre du pays.