Près de quarante indignés ont passé la nuit du samedi 5 au dimanche 6 novembre dans le quartier d'affaires de la Défense, près de Paris, après y avoir pour certains déjà dormi la veille.
Vers 9h30, au pied de la Grande Arche de la Défense, des manifestants étaient encore emmitouflés dans des sacs de couchage pendant que d'autres devisaient avec des badauds, sous les yeux de quelques membres des forces de l'ordre.
A quelques mètres de là, huit véhicules de gendarmerie étaient parqués et dans un bistrot situé à proximité, des gendarmes mobiles prenaient un café.
Les traits tirés, Jean-Marie, 31 ans, explique avoir "passé la nuit" près du monument du quartier d'affaires. "La nuit a été calme et heureusement, il n'a pas plu", explique-t-il, en précisant qu'un nouveau rassemblement était prévu à 15 h.
250 personnes rassemblées samedi
Samedi, les manifestants s'étaient rassemblés en début d'après-midi à l'appel des mouvements Démocratie réelle Paris, Indignés de la Bastille, Uncut France, Occupy Paris et les Pas de Noms.
Vers 19h30, ils étaient environ 250 sur place, certains chantant et dansant pendant que d'autres participaient à un débat. Dans la nuit de vendredi à samedi, lors de la première action des indignés à la Défense, deux manifestants avaient été légèrement blessés.
Les organisateurs avaient appelé à l'occupation de la Défense "pour que cesse l'austérité, pour que vive la démocratie réelle et construire un autre monde".
Dans la nuit de vendredi à samedi, deux manifestants ont été légèrement blessés lors d'un premier rassemblement d'indignés dans le quartier d'affaires de la Défense, où une quinzaine de personnes ont passé la nuit.
Une nuit pas facile
"On a passé la nuit (de vendredi à samedi) sur place, malgré la pluie. Cela n'a pas été facile parce que l'on nous a retiré nos tentes, nos bâches et nos couvertures de survie. Et quand nous avons tenté de nous abriter sous l'Arche, les forces de l'ordre nous ont bloqués au bas des escaliers", avait expliqué samedi matin Jean-Jacques Zimmermann, un enseignant de 53 ans, venu de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
Samedi vers 19h30, les manifestants étaient rassemblés au pied de la Grande Arche, certains chantant et dansant pendant que d'autres participaient à un débat. Une douzaine de véhicules de gendarmerie et de police étaient parqués à quelques dizaines de mètres d'eux et quelques forces de l'ordre les surveillaient du haut des escaliers du monument de la Défense.
Le Nouvel Observateur - AFP