Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
Un policier surveille le démantèlement du campement © Marie-Christine Valois Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) procède à l'expulsion des indignés du square Victoria, après avoir au préalable établi un vaste périmètre de sécurité tout autour, forçant la fermeture de nombreuses rues.
Les dizaines de tentes et abris encore dressés ce matin ont été pour l'essentiel démantelés. Les indignés ont d'abord tenté de résister de façon pacifique avant de se résigner, pour la plupart.
Une dizaine d'entre eux se sont cependant enchaînés dans la cuisine de fortune construite sur les lieux.
Selon ce qu'a constaté Radio-Canada, au moins 300 policiers ont été déployés, accompagnés de médiateurs. Une vingtaine d'auto-patrouilles sont autour du square, de même que des ambulances. Non loin, l'escouade tactique est prête à passer à l'action, si nécessaire.
Il n'y a pas eu d'arrestations.
La rumeur d'une intervention du SPVM, qui courait depuis jeudi soir, avait décidé les manifestants à démonter dans la nuit une quinzaine de tentes afin de montrer leur volonté de collaborer avec la Ville.
Selon l'avis d'éviction émis mercredi, les manifestants doivent démanteler les « constructions et installations sur le domaine public et [respecter les] heures de fermeture du parc du square Victoria, de minuit à 6 h du matin ».
Des représentants syndicaux de la FTQ et de la CSN, de même que les co-porte-parole de Québec Solidaire, sont sur place pour souligner leur appui au mouvement Occupons Montréal. Amir Khadir et Françoise David appellent les indignés à s'organiser pour la suite des choses et à s'impliquer politiquement.
Par voie de communiqué, la CSN a dénoncé le démantèlement du campement et appelé les indignés à continuer à faire entendre leur voix. Le syndicat salue leurs dénonciations des abus du système et des inégalités qui en découlent.
« La CSN appuie cette dénonciation d'un système qui exploite les gens et les ressources sans jamais soutenir adéquatement les populations, et sans respect du bien commun », lit-on dans le communiqué.
Des occupants évoquent la possibilité de rester jusqu'à samedi, jour où se tiendra un « grand rassemblement » en appui au mouvement.
Des policiers patrouillent le camp © Marie-Christine Valois Jeudi soir, les indignés de Montréal ont tenu une longue assemblée générale, pendant laquelle ils ont dressé un bilan de leurs activités. Ils ont également discuté de leur plan d'action advenant une intervention des policiers.
Les indignés n'ont pas semblé arriver à un consensus, comme l'indique l'occupant Samuel Champagne, rencontré au square Victoria.
« Il y a ceux qui croient important de rester non violents, alors que d'autres pensent que ça dépend des circonstances », explique-t-il.
« Finalement, d'autres pensent que [les policiers] vont venir nous brutaliser de toute façon, donc il faut démontrer qu'on est fermes », poursuit-il.
Pour l'occupant Alain Berger, même si les indignés plient bagage bientôt, l'occupation aura au moins permis de faire passer le message à la population.
« Ce mouvement a fait en sorte que tout le monde est sur la même longueur d'onde, à savoir qu'il y a plusieurs choses à changer et que le système ne fonctionne plus », dit-il.
Pendant ce temps, à Québec, les indignés ont voulu démontrer que leur mouvement n'est pas mort malgré le démantèlement de leur campement par les autorités municipales.
Soixante-dix d'entre eux se sont rendus jeudi devant deux banques de la capitale pour dénoncer les frais bancaires et distribuer des tracts.
La manifestation s'est déroulée dans le calme.