Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
Le sentiment que personne ne contrôle la situation est plus inquiétant encore. «La principale leçon, c'est que personne ne sait s'il y a une solution technique», déplore le représentant de Greenpeace France. Selon Tepco, il faudra dix ans avant d'espérer approcher les réacteurs et quarante ans pour nettoyer le site. Au moins 20 000 milliards de becquerels ont déjà fui de la centrale. A titre de comparaison, une décontamination est jugée impérative au-delà de 400 becquerels par mètre carré. Le chiffre annoncé, bien que théorique, est astronomique. D'autant que les fuites vont continuer, avec une tendance à la hausse. «La catastrophe de Fukushima n'a fait que commencer le 11 mars 2011», s'alarme Yannick Rousselet.
N'est-il pas dangereux de laisser le Japon gérer seul la situation? C'est une question essentielle. Face un problème qui semble insoluble, Greenpeace réclame depuis le début une expertise internationale et pluraliste. Le gouvernement japonais n'en veut pas, par fierté nationale. La défiance grandissante de ses citoyens vis-à-vis du nucléaire aura-t-elle raison de ses réticences ?