Certes dans le programme du candidat François Hollande figurent déjà l'instauration de tarifs sociaux pour l'électricité, le gaz et la construction de nombreux logements. Mais ces mesures, sur fond de niveau record du chômage, ne sauraient suffire à contenir la pauvreté dans l'hexagone. Quid de l'avenir du RSA entré en vigueur depuis 2008 et dont les allocataires, selon une étude récente du Credoc, n'en déplaisent à Martin Hirsch son concepteur, ne voient pas vraiment la plus-value en raison de sa complexité ? Les socialistes promettent de muscler leur accompagnement dans leur retour vers l'emploi. « En discourant sur sa volonté d'obliger ces centaines de milliers de citoyens à travailler sept heures par semaine, la droite manipule l'opinion publique jusqu'à l'imposture, critique Alain Vidalies. Car ainsi elle veut obliger des collectivités locales qui n'en n'ont pas les moyens à créer des milliers emplois publics, alors qu'elle dénonce de telles créations sur un plan national. Nous nous préferons rémunérer normalement des personnes éloignées de l'emploi à se former. » Une priorité qui naturellement pourrait être au cœur des discussions d'un Grenelle de la pauvreté, tel que souhaité par la CFDT.