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Source : mediapart.fr
Le projet de loi du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy limite l'avortement aux situations de viols et de mise en danger de la vie de la mère. La gauche et les associations féministes dénoncent un « retour en arrière de 30 ans ».
Le gouvernement conservateur espagnol a adopté vendredi 20 décembre un projet de loi qui restreint considérablement le droit à l'avortement, en dépit de l'opposition de la gauche et des associations féministes qui dénoncent un « retour en arrière de 30 ans ».
Cette promesse de campagne en 2011 de Mariano Rajoy, qui doit encore être adoptée au Parlement où les conservateurs détiennent la majorité, restreint l'avortement à deux situations spécifiques. L'avortement ne sera appliqué qu'en cas de graves dangers pour la vie, la santé physique ou psychologique de la mère, et dans celui d'une grossesse consécutive à un viol. Le projet conservateur prévoit également la réduction du délai d'avortement de 22 à 14 semaines en cas de malformation du fœtus.
A l'annonce de l'adoption du projet de loi, plusieurs députés de gauche ont signé le manifeste d'un collectif de 200 associations de femmes qui militent pour la protection de ce droit depuis 1985. Un total de 118 359 IVG ont été enregistrées en Espagne en 2011, après 113 031 en 2010. La quasi-totalité des pays d'Europe autorise l'avortement.
Source : mediapart.fr