Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 23.01.12 | 11h30 • Mis à jour le 23.01.12 | 11h45
Des milliers d'étudiants ont manifesté dimanche à Benghazi pour protester contre l'arrestation de onze de leurs camarades après l'agression du vice-président du CNT dans leur université. Régulièrement accusé par des manifestants d'être un "opportuniste" et d'avoir fait partie du régime de Mouammar Kadhafi, Abdelhafidh Ghoga avait été pris à parti et agressé jeudi à l'université de Ghar Younès, à Benghazi.
Sous la pression de la rue, le CNT a également reporté l'adoption de la loi électorale qui régira l'élection d'une assemblée constituante en juin, au lendemain du saccage de son siège à Benghazi, le berceau de la révolution dans l'est du pays. Il s'agit de la première crise politique depuis que les nouveaux dirigeants ont pris les rênes du pays.
Samedi, des grenades artisanales avaient été jetées sur le siège du CNT à Benghazi avant que des manifestants ne l'envahissent et ne mettent le feu à sa façade. Le CNT, qui devait tenir une conférence de presse dimanche pour annoncer l'adoption de la loi électorale, a été contraint de se réunir dans un lieu tenu secret pour des raisons de sécurité après les incidents de la veille, a déclaré Salwa Al-Digheili, chargée des affaires juridiques au CNT.