Les entreprises du CAC 40 ont versé 44,6 milliards d'euros à leurs actionnaires en 2011, soit 15% de plus par rapport à 2010. Les Echos livrent le détail, entreprise par entreprise, des sommes versées sous forme de dividendes et de rachats d'actions. En tête du palmarès, le pétrolier Total qui a versé à lui seul 5,1 milliards d'euros.
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Les sommes versées aux actionnaires ont progressé en 2011. Les groupes du CAC 40 ont distribué 44,6 milliards d'euros sous forme de dividendes et de rachats d'actions, en hausse de 15 % par rapport à 2010, selon la lettre Vernimmen.net (1). « Cela témoigne de la confiance des entreprises l'an dernier, alors que les marges sont au plus haut. Sur toute la première partie de 2011 du moins, elles ne considéraient pas la crise comme critique », commente Yann Le Fur, coauteur du Vernimmen et professeur affilié à HEC.
Total et France Télécom figurent toujours dans le palmarès de tête des plus gros « payeurs », Sanofi complétant le trio de tête. Ensemble, ces trois mastodontes représentent quelque 30 % des sommes versées l'an dernier. Phénomène notable, ce sont les rachats d'actions qui ont le plus progressé dans le total, sur fond de baisse des cours : les rachats (nets des cessions) ont atteint 5,7 milliards d'euros, soit un quasi-triplement par rapport à 2010 (1,95 milliard). Bouygues, qui a lancé l'été dernier un vaste programme de rachats de ses titres, en est le principal contributeur. « Cette forme de distribution de liquidités aux actionnaires est totalement discrétionnaire et joue le rôle de variable d'ajustement, explique le spécialiste. Les sociétés ont dégagé d'importants cash-flows. Mais, en l'absence de gros investissements compte tenu du manque de visibilité, elles ont préféré le redistribuer à leurs actionnaires. »
De leur côté, les dividendes versés l'an dernier ont augmenté de 6 %, à 38,9 milliards euros, alors que les résultats 2010 ont enregistré un net rebond. « Les entreprises cherchent à lisser leurs dividendes dans le temps : comme les coupons étaient restés relativement élevés au plus fort de la crise, les sociétés ont hésité à les relever fortement. Le taux de distribution - dividendes rapportés aux résultats -(à 47 %) s'est rapproché de sa moyenne constatée ces dernières années. » Les grandes entreprises ont été moins nombreuses à proposer des dividendes en actions (6 contre 10 en 2010). Mais les montants ont augmenté, passant de 3 milliards en 2010 à 4,3 milliards en 2011.