Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
"En finir avec l'enfermement des enfants étrangers".
Le Réseau Education Sans Frontière du Gard participe le 31 mars 2012 à la Journée nationale d'action en faveur des étrangers, ciblée en particulier contre l'enfermement des enfants dans les centres de rétention.
Nous vous invitons à un Rassemblement Samedi 31 Mars, Place de la Maison Carrée à partir de 15h, pour constituer une chaine humaine jusqu'à l'Esplanade.
Nous voulons rendre visible en général la question des migrations, des demandeurs d'asile, des sans-papiers, de toutes ces personnes, de tous ces enfants qu'on écrase en ces temps de rigidité sécuritaire.
Le communiqué ci dessous du RESF national illustre bien que chaque jour se perpétue le scandale de l'enfermement des enfants en centre de rétention ...
Pour RESF 30 Nîmes, amitiés, Luc.
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*LE MINISTRE DE LA CHASSE A L'ENFANT BRACONNE *
Pendant les évènements de Toulouse, l'emprisonnement des enfants en centres de rétention continue, battant même des sortes de records.
C'est ainsi que le 20 mars, une jeune femme roumaine et son fils d'un mois étaient enfermés au Mesnil-Amelot. Ils arrivaient tout droit de Fleury-Mérogis où l'enfant est né. De Fleury au Mesnil, bonjour la vie !
Quoi qu'en dise le ministre de la chasse à l'enfant, les CRA ne sont en rien adaptés à l'accueil des enfants en général et des nouveaux nés moins encore. C'est si vrai que le personnel médical du CRA souhaitait que le bébé et sa mère puissent dormir à l'infirmerie mieux chauffée. Refus du chef de centre pas assez de personnel pour les surveiller. Pas de lait adapté, pas de biberons, de stérilisateurs, d'eau minérale. Alerté, le Défenseur des droits (DDD) dépêchait immédiatement son directeur de Cabinet et le lendemain le médecin du centre rendait un avis d'incompatibilité entre l'état de l'enfant et la rétention. La mère et son fils étaient donc libérés... comme le sont tous les retenus : mis à la porte du centre sans que personne ne se préoccupe de savoir s'ils ont de quoi prendre le bus et le RER ni même de quoi téléphoner et moins encore s'ils ont un hébergement possible.
Ce sont donc des militants qui les ont ramenés à Paris dans leur voiture et ont contacté le 115.
Le même jour, une famille Rom de Roumanie était placée en rétention à Lyon St-Exupéry : le père, la mère et quatre enfants, le plus jeune âgé de six mois. Présentés le lendemain, 22 mars, à un juge administratif inflexible, ils ont été maintenus en rétention, le représentant de la préfecture étant allé jusqu'à déclarer que l'enfermement des enfants n'était pas un problème, lui-même par exemple ayant "été en internat sans en souffrir". A l'entendre, on peut en douter et ne pas souhaiter lui ressembler. Ils ont été expulsé le vendredi 23 mars .
Le 22 mars, au Mesnil-Amelot, arrivée de deux jeunes femmes roumaines, elles aussi, placées en garde à vue puis en rétention par le préfet de la Vienne. La première avec son bébé de huit mois. La seconde avec une fillette d'une dizaine d'années que la police présente comme sa fille mais qui est en réalité sa nièce. On se trouve là en pleine illégalité une mineure placée en garde à vue puis en rétention sans motif et sans ses parents ! C'est peut-être le futur radieux que se souhaitent Guéant et Sarkozy, mais pour le moment, c'est totalement illégal ! Ce n'est plus de la chasse, c'est du braconnage ! La police a fini par se rendre
à l'évidence : la jeune fille va être libérée et être confiée à l'ASE.