Ces baisses de taux auraient été beaucoup plus fortes si les Etats avaient pu emprunter à la BCE directement à 1 % ! Et surtout les potions amères de rigueur auraient été moins importantes, plus en rapport avec l’économie et non avec la finance.
c - Impact sur l'économie réelle Du fait de la rigueur très dure imposée, une récession est anticipée dans les économies de la zone euro par les instituts de conjonctures publics ou privés.
Du coup, les banques prêtent de moins en moins à l’économie réelle (malgré leurs dénégations de mauvaise foi) comme le montre
le rapport de la BCE de janvier.
Ce qui augmente l’effet de la rigueur par une destruction de la demande privée. On rappellera qu’en Grèce, le pays le plus touché, plus d’un quart des entreprises ont disparu depuis 2 ans ! L’impact sur l’économie réelle est donc violent mais gêne un rebond futur par la destruction du tissu économique.
3 - La naissance d'une nouvelle économie : qui perd, qui gagne ? On voit que cette intrication entre les Etats et les banques est une nouvelle forme d’économie. Les Etats et les banques ont presque « fusionné ». L’argent est distribué de façon quasi illimité au banques et à un coût quasi nul et sans aucune condition. Les Etats ne reçoivent de l’argent que s’ils sont prêts à se serrer la ceinture ou plutôt à serrer la ceinture de leurs citoyens.
Les grands gagnants sont donc les banques suivis des hauts fonctionnaires des Etats.
Les perdants sont … tout le reste de la population.
Certains nous diront qu’
IL N’Y A PAS D’ALTERNATIVE !
4 - L'alternative L’alternative est de dire très clairement aux dirigeants allemands :
. soit la BCE prête directement aux Etats à taux faibles le temps que la crise budgétaire se résolve en douceur, quitte à adopter une règle d’or raisonnable. (On peut même imaginer des prêts directs de la BCE à la Banque Européenne d’Investissement pour créer de la relance par la dépense publique en infrastructures ; on se rappelle tous avoir appris sur les bancs de l’école la réussite des grands travaux de Roosevelt ou New Deal aux Etats-Unis en 1933. On se rappelle tous aussi que le taux de chômage de 30 % en 1933 en Allemagne dû à une politique ultra-rigoureuse a amené un certain Hitler au pouvoir en Allemagne. A ce point là de notre raisonnement, on se demande si l’extrêmisme est dû à l’aveuglement du peuple ou à l’aveuglement de ses élites)
. soit nous demandons à l’Allemagne de sortir de l’euro, et si elle ne veut pas, nous la forçons à le faire en réquisitionnant la Banque de France et en faisant nous même tourner la planche à billets en euros. (Si on viole sa sacrosainte doctrine, il est fort possible que la tatillonne Mme Merkel parte en courant…)
On pourra alors recréer le système financier suivant, qui a si bien réussi sous le Général de Gaulle pendant les 30 glorieuses, ou la politique ne se faisait pas à la corbeille et ou tout le monde s’en trouvait mieux !