A l’heure où Nicolas Sarkozy, endossant les habits du parfait candidat UMP, lance la chasse à la fraude sociale, l’exil fiscal suisse montre qu’il n’a rien perdu se son attrait. Et pourrait même retrouver de sa vigueur à la « faveur » d’une élection du candidat socialiste. Ceux qui redoutaient de voir les chars de l’armée rouge descendre les Champs-Elysées n’en ont pas fini avec les fantômes soviétiques.
Actuellement 44 français,
dont La Tribune publie la liste, figurent sur les 300 suisses répertoriés par le magazine
Bilan. Parmi les événements qui pourraient modifier la configuration future du classement, le magazine cite notamment
« les incertitudes liées à l’élection présidentielle française avec un possible changement de majorité, lequel peut s’accompagner d’un nouvel afflux de réfugiés fiscaux comme lorsque François Mitterrand était arrivé au pouvoir. Pour l’heure, les ressortissants français représentent 12,5% des plus riches de Suisse ». Ces 44 français de l’étranger fiscal représente un patrimoine fiscal de près de 30 milliards d’euros. Et le classement n’est pas exhaustif.
Bilan ne comptabilise que les patrimoines d’au moins 100 millions de francs suisses (81,5 millions d'euros) et estime que le nombre total de personnnes concernées, toutes nationalités confondues est supérieur à 1000.
Il y a 10 ans, il n’y avait que 17 familles françaises dans le classement des Suisses le plus riches, mais aujourd’hui, les Français sont la 3e communauté expatriée présente en Suisse, selon ce même classement.
On retrouve les héritiers de grandes maisons comme Chanel, Lacoste, Taittinger, Peugeot ou Bic ainsi que quelques grands patrons français comme le coiffeur Jean-Louis David, Roger Zannier ainsi que Serge Kampf qui a fondé la société informatique CapGemini.