Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
LEMONDE.FR avec AFP | 23.10.11 | 11h42 • Mis à jour le 23.10.11 | 11h42
Des Birmans inspectent les dégâts sur un pont emporté par les cures, le 22 octobre 2011.AFP/STR
La catastrophe a lieu jeudi et vendredi dans quatre villes de la région de Magway, dont Pakokku, où 60 personnes étaient portées disparues vendredi matin après la crue subite d'une rivière. Un moine de Pakokku avait raconté vendredi que le niveau de l'eau serait monté d'environ 3 mètres, précisant que des pluies torrentielles s'étaient abattues sur la région les jours précédents.
Pour sa part, le responsable birman a indiqué dimanche que plus de 2 000 maisons avaient été balayées par les flots et que de nombreux bâtiments officiels et religieux avaient été endommagés. Près de 6 500 maisons sont toujours inondées. Il a estimé les dégâts à environ 1,7 million de dollars. Plus de 1 500 victimes de ces inondations ont dû trouver refuge dans deux abris à Pakkoku.
Le quotidien officiel New Light of Myanmar, parlant d'un bilan de 3 morts et 80 disparus, a également rapporté dans son édition de dimanche des dommages à de nombreux ponts, routes, monastères et autres bâtiments en raison de pluies torrentielles dans la région. Il a également précisé que de l'eau potable et du chlore pour décontaminer l'eau étaient en train d'être distribués "pour éviter une épidémie de choléra".
L'Asie du Sud-Est est victime cette année d'une mousson anormalement abondante. Selon l'ONU, plus de 750 personnes ont été tuées en Thaïlande, au Cambodge, au Vietnam, au Laos et aux Philippines et des millions de personnes ont été affectées. En Thaïlande, particulièrement touchée, les autorités se préparent à un combat de plusieurs semaines face aux pires inondations dans le royaume depuis des décennies, alors que l'eau gagne doucement du terrain dans les quartiers nord de la capitale et se rapproche du centre.