Mais les grands prêtres de la monnaie unique ne peuvent pas, ne doivent pas abjurer. Ils sont les gardiens du dogme, donc du système. Peuvent-ils annoncer Urbi et Orbi que les Saintes Ecritures des traités de Maastricht, de Lisbonne, du pacte de stabilité, d'Amsterdam...ne nous ont pas conduit à la Terre promise du bonheur économique éternel. Ce paradis promis nous ne l'avons pas encore suffisamment mérité. Il faudra alors passer par une vallée de larmes et c'est aux Grecs d'ouvrir la voie.
Nouvelles baisses des pensions. Suppression de 15 000 fonctionnaires supplémentaires, baisse de 22 % du salaire minimum, baisse de 32 % du salaire minimum pour les moins de 25 ans, nouvelles privatisations...
Alors plutôt jouer avec le feu, prendre le risque de briser un pays, un peuple, une nation, une démocratie que de remettre en cause les raisons de la crise. L’euro est un carcan pour des pays, des économies qui ne peuvent s’aligner sur les critères allemands de productivité, de compétitivité, de déflation salariale, de tissu industriel très serré. Quel point commun entre l’économie allemande et grecque ?