Anticipant les dépressions et troubles mentaux à venir, dès 2008, l’OMS invitait à ne
«pas sous-estimer les turbulences et les conséquences probables de la crise financière». A l’époque, c’est aux Etats-Unis que les centres d'appels de prévention des suicides connaissaient un important regain d'activité au rythme des fermetures d’usines et menaces d’expulsions .
Selon une étude sur
« le suicide en Italie en temps de crise » menée par l’association de recherches économiques et sociales (Eures), le nombre de suicides ne cesse d'augmenter depuis 2010. Les chômeurs sont les plus touchés, avec 362 suicides en 2010, ce qui représente une très forte augmentation par rapport aux chiffres des années précédentes : 270 suicides par an en moyenne.
Mais les chefs d'entreprise et les travailleurs indépendants sont eux aussi beaucoup plus nombreux à mettre fin à leurs jours. Globalement, les hommes entre 45 et 64 ans sont particulièrement touchés par ce phénomène.
Certaines affaires, dans le Nord-est ont fait grand bruit,
Giovanni Schiavon s’est tiré une balle dans la tête le 12 décembre dernier dans son bureau, à 59 ans. Sa société Eurostrade 90 était certes endettée, mais l’Etat lui devait 250 000 euros.