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Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes

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L'avocat et défenseur des droits de l'homme iranien Soltani condamné à 18 ans de prison

LEMONDE.FR avec AFP | 06.03.12 | 09h24   •  Mis à jour le 06.03.12 | 09h41

 
 

 

Abdolfattah Soltani, avocat des droits de l'homme iranien, avec la Prix Nobel de la paix Shirin Ebadi.

Abdolfattah Soltani, avocat des droits de l'homme iranien, avec la Prix Nobel de la paix Shirin Ebadi, en juillet 2004.AFP/BEHROUZ MEHRI


L'avocat et défenseur des droits de l'homme iranien Abdolfattah Soltani a été condamné récemment à dix-huit ans de prison et à vingt ans d'interdiction d'exercer par le tribunal révolutionnaire de Téhéran, ont indiqué plusieurs sites d'opposition, citant sa famille, mardi 6 mars. Amnesty International, confirmant l'information, a demandé dans un communiqué la libération de ce prisonnier d'opinion qu'elle soutient depuis son arrestation, en septembre 2011.
 

"Un des avocats de mon mari a été informé qu'il avait été condamné à dix-huit ans d'emprisonnement à Borazjan [NDLR : petite ville du sud de l'Iran] et à vingt ans d'interdiction d'exercer son métier", a indiqué Masoumeh Dehqan, l'épouse de Me Soltani, au site d'opposition réformateur Rahesabz. Elle n'a pas pu préciser la date de cette condamnation.

 "PROPAGANDE CONTRE LE RÉGIME"

Me Abdolfdattah Soltani est l'un des cofondateurs du Cercle des défenseurs des droits de l'homme, avec la Prix Nobel de la paix Shirin Ebadi. Il a assuré notamment la défense de responsables de la communauté religieuse des bahaïs, poursuivis par les autorités, qui ne la reconnaissent pas. Il a été accusé par le tribunal révolutionnaire de Téhéran d'"organisation d'un groupe d'opposition illégal", de participation a des "rassemblements en vue de porter atteinte à la sécurité nationale" et de "propagande contre le régime", selon Amnesty International. Il lui a également été reproché d'avoir "accepté un prix illégal et des revenus illégaux," pour avoir reçu en 2009 le prix international des droits de l'homme de Nuremberg, en Allemagne, ajoute l'organisation.
 

"Mon mari rejette ces accusations et va faire appel", a indiqué Mme Dehqan. Une dizaine d'avocats défenseurs des droits de l'homme ou de l'opposition sont actuellement emprisonnés en Iran, selon Amnesty International qui les a pour la plupart adoptés comme prisonniers d'opinion.

 

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