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Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes

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Immobilier : spéculation sur les bureaux vides

 

Marianne - Mercredi 6 Février 2013 à 12:00

 

Arnaud Bouillin - Marianne

 

Garder des locaux plutôt que les louer, voilà le credo des investisseurs. En cause : des charges moins lourdes que pour un immeuble d'habitation.

 

REVELLI-BEAUMONT/SIPA
REVELLI-BEAUMONT/SIPA
On se souvient de la sortie baroque de Cécile Duflot, annonçant il y a quelques semaines la réquisition des locaux vides de l'Eglise pour proposer des hébergements d'urgence aux SDF. A trop cibler l'archevêché de Paris, la ministre du Logement a raté la forêt qui se cache derrière l'arbre.

Une forêt de bureaux partagés, semi-paysagers ou cloisonnés, avec moquette, ascenseur et normes environnementales dernier cri, qui attendent désespérément leurs premiers occupants dans des dizaines de bâtiments flambant neufs en région parisienne. « Aujourd'hui, l'offre d'immobilier d'entreprise en Ile-de-France, en incluant les entrepôts, est supérieure de 30 à 40 % à la demande, estime Jean-Michel Ciuch, directeur général d'Immogroup Consulting, un cabinet d'expertise indépendant des promoteurs et des gestionnaires de biens. Plusieurs communes de la première et de la deuxième couronne, qui ont favorisé cette génération spontanée de mètres carrés, dans l'idée d'attirer de l'emploi et de la taxe professionnelle, commencent à s'en mordre les doigts : les entreprises ne sont pas toutes au rendez-vous et les salariés qui occupent ces jobs ne trouvent pas de logement convenable sur place, puisque aucun immeuble résidentiel n'a été construit à côté. »

Se tromper de combat

Abusés par le discours financier des courtiers anglo-saxons, les Richard Ellis, Jones Lang LaSalle ou Knight Frank, qui leur ont fait miroiter des retours sur investissement en or massif – une entreprise, ça paye mieux qu'un smicard -, bon nombre d'élus franciliens se retrouvent frappés d'une double peine : un excès de bureaux et une pénurie d'appartements. Transformer les premiers en seconds ? Les promoteurs n'y sont pas hostiles à condition, disent-ils, de bénéficier d'exonérations fiscales (la création de parties communes leur fait perdre de la surface vendable). Le patron d'Altarea Cogedim, Stéphane Theuriau, qui chiffre à 5 millions les mètres carrés de bureaux franciliens en trop, évoquait récemment dans un bulletin professionnel la piste d'une « prime à la casse », comme dans le secteur automobile.

Mais, si l'Etat consent à cette fleur fiscale, il est en droit d'imposer du logement social, non ? Et là, allez comprendre, les propriétaires trouvent l'idée beaucoup moins séduisante ! Du coup, ils préfèrent garder leurs locaux en l'état, dans l'attente de jours meilleurs. Les charges sont lourdes, mais toujours moindres que pour un immeuble d'habitation.  

Début 2011, le député socialiste de Paris Christophe Caresche avait mis les pieds dans le plat, en réclamant l'instauration d'une taxe sur les bureaux vacants dans la capitale, après un an d'inoccupation. Son collègue de Seine-Saint-Denis, Daniel Goldberg, a enfourché le même cheval de bataille lors de la dernière discussion budgétaire. En vain : sa proposition, qui ne visait pourtant qu'à taxer les constructions à venir, et pas le stock existant, a été écartée par le gouvernement. « Si l'on continue à déséquilibrer Paris en parquant les habitants au nord et à l'est et les entreprises à l'ouest et au sud, on va au-devant de gros problèmes de transports et de qualité de vie, qui risquent de nuire gravement à la compétitivité de l'Ile-de-France », prévient cet élu. La grande loi sur le logement annoncée par Cécile Duflot pour le premier semestre de cette année devrait relancer le débat. A moins que la ministre, plus prompte à taper sur l'épiscopat que sur les géants de l'open space, ne se trompe une fois encore de combat.

 

CE QUE PROPOSE MARIANNE

Soumettre les investisseurs immobiliers à une mixité minimale dans leur portefeuille, entre logements résidentiels et bureaux.
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P
L'article est très intéressant, il donne beaucoup d'information sur les marchés d'immobiliers, merci.
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L
salut,<br /> j'ai pas bien compris cette article
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D
<br /> <br /> Les charges étant moins lourdes pour les bureaux, les investisseurs préfèrent spéculer sur leur future location aux entreprises plutôt que de les transformer en logements (la création des parties<br /> communes leur faisant perdre de la surface vendable, ils préfèrent les garder vides en attendant)...<br /> <br /> <br /> <br />