Après deux nuits d'incidents devant le siège du gouvernment de Hong Kong, où les étudiants en grève pour une réforme démocratique se sont rassemblés dès le vendredi 26 septembre au soir, Benny Tai, le responsable du mouvement Occupy Central, a officiellement lancé l'opération. La population de Hong Kong est appelée à bloquer le centre de Hong Kong par un rassemblement permanent.
Dimanche 28, des milliers de Hongkongais ont afflué et bloqué certaines artères du centre ville, et des affrontements sporadiques ont eu lieu entre les manifestants et la police en uniforme anti-émeutes, selon le site du South China Morning Post. Plusieurs policiers ont été blessés. La police a chargé et fait usage de gaz lacrymogènes de type gaz au poivre, les manifestants tentant de se protéger avec des parapluies.
Réforme
La tension était montée dès la nuit du 26 au 27 lorsque la police avait fait usage de ces gaz contre les quelques centaines d'étudiants rassemblés devant le siège du gouvernement, sur la place Tamar. Les incidents avaient fait quelques dizaines de blessés parmi les étudiants et chez les policiers. Le 27, les personnalités pro-démocrates se sont succédées aux côtés des étudiants, et après quelques hésitations, Benny Tai a décrété le lancement du mouvement Occupy.
Celui-ci a pour but d'exiger le retrait du projet de nouveau mode de scrutin pour l'élection du chef de l'exécutif annoncé le 31 août par Pékin, jugé anti-démocratique. Il demande la mise en place d'une véritable réforme démocratique qui mène à un suffrage universel, en conformité avec l'accord sino-britannique conclu lors de la rétrocession de l'ancienne colonie britannique à la Chine en 1997.
Ces incidents surviennent quelques jours avant la date originellement prévue pour le lancement d'Occupy Central, le 1er octobre, qui est le jour de la fête nationale chinoise.