Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
LEMONDE.FR avec AFP | 02.01.12 | 10h49 • Mis à jour le 02.01.12 | 11h26
Des centaines de manifestants ont réclamé la chute du régime à Manama, le 1er janvier. REUTERS/HAMAD I MOHAMMED
Un jeune homme a été grièvement blessé par une grenade lacrymogène qui l'a également atteint à la tête, a indiqué lundi un ancien élu de l'opposition chiite, Matar Matar. "Des dizaines de personnes ont été incommodées par les gaz lacrymogènes ou blessées, mais ont été traitées dans les maisons par des médecins volontaires, de peur d'être arrêtées à l'hôpital", a pour sa part déclaré Nabil Rajab, président du Centre de Bahreïn pour les droits de l'homme (opposition).
"SABOTEURS"
L'agence officielle BNA a indiqué qu'après les funérailles, "un groupe de saboteurs a mené une marche illégale, bloqué les rues et lancé des pierres, des barres de fer et des cocktails Molotov en direction de la police". Le gouvernement avait fait état d'une embuscade tendue vendredi par des manifestants à une patrouille de police, pendant laquelle des cocktails Molotov ont été utilisés et les autorités ont annoncé dimanche l'arrestation de onze "saboteurs" liés à cet incident.
Les chiites de Bahreïn, majoritaires parmi la population autochtone, tentent de relancer la contestation contre la dynastie sunnite commencée au printemps dernier, qui a été durement réprimée, en estimant qu'elle n'a pas accédé à leur demande d'une véritable monarchie constitutionnelle.