Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
Le Monde.fr avec AFP | 07.08.2012 à 16h01 • Mis à jour le 07.08.2012 à 16h01
La Grèce va adopter une loi visant à lever les obstacles actuels qui entravent la privatisation des entreprises publiques, a annoncé lundi le ministre des finances, Yannis Stournaras. Le premier ministre conservateur, Antonis Samaras, à la tête d'un gouvernement de coalition droite-gauche "a demandé au secrétaire général du gouvernement d'élaborer un projet de loi qui comprendra 77 actes administratifs visant à faciliter les privatisations", a dit M. Stournaras.
Selon l'Agence de presse grecque (ANA, semi-officielle), parmi les dix premières entreprises qui sont à privatiser figurent l'ancien aéroport d'Athènes (Hellinikon), la loterie publique, les paris sportifs (Opap), la société de distribution et de gestion du gaz naturel (Depa et Desfa respectivement), l'ex-site olympique de presse (IBC) et 48 biens immobiliers.
UN "CRIME" POUR L'OPPOSITION
Sous pression des créanciers, Union européenne (UE) et Fonds monétaire international (FMI), dont les experts ont quitté dimanche Athènes après un contrôle des finances publiques, la Grèce est contrainte d'accélérer les privatisations, qui doivent apporter à l'Etat 19 milliards d'euros d'ici 2015 pour accélérer son désendettement. Les créanciers ont à plusieurs reprises noté les retards pris dans le vaste programme de privatisations.
Outre la banque agricole ATE Bank, scindée récemment en deux et dont la partie saine a été reprise par la banque du Pirée au prix de 95 millions d'euros, le pays doit également céder au privé les chemins de fer, la société d'électricité DEI, et la caisse d'épargne.
"Le choix de brader la richesse publique, comme le gouvernement a fait avec l'ATEbank, prive l'économie grecque des outils nécessaires pour la reconstruction du pays, et constitue un crime plus important que celui des coupes horribles dans les salaires", a indiqué la Gauche radicale Syriza, principal parti d'opposition.
La Grèce est en train de chercher environ 4 milliards d'euros d'économies pour 2013 et 2014, a indiqué mardi le ministre des finances. Selon lui, les négociations se poursuivraient avec les experts de la troïka, qui ont conclu dimanche une première phase des discussions avec les responsables grecs sur ces nouvelles mesures.
Les experts de la troïka, qui doivent revenir à Athènes début septembre, ont indiqué dimanche qu'"il y avait eu du progrès" dans les discussions avec les responsables grecs. Selon les créanciers, ces mesures sont une condition préalable pour le déblocage en septembre d'une tranche du prêt UE-FMI de 31,5 milliards d'euros provenant du deuxième prêt de 130 milliards d'euros accordé au pays en février.
Les négociations avec la troïka continueront "jusqu'à la fin août", a souligné M. Stournaras, qui n'a pas exclu le chômage partiel d'environ 15 000 fonctionnaires d'ici fin 2012.