Et que propose le Medef en échange de tout ça ? Laurence Parisot explique que celà s'accompagnerait «de nouvelles garanties pour les salariés, notamment en termes de portabilité des droits». Et préconise qu'il faudrait «également améliorer l’accompagnement des demandeurs d’emploi».
Foutage de gueule ? Certainement, mais au Medef, ils doivent franchement rigoler à l'idée que les syndicats doivent discuter de ces accompagnements et préconisations ! En fait, la seule question qui vaille d'être posée, c'est : qui va payer pour former ou réorienter des milliers de salariés licenciés au moment où l'objectif est le désendettement de l'Etat que le Medef réclame à cor et à cri ?
Réponse : ça n'est pas le problème du Medef, puisque la compétitivité passe obligatoirement par des dégraissages et des charrettes de licenciés. Mais il est certain qu'au cas où le Medef obtiendrait gain de cause, que le nombre d'inscrits au Pôle Emploi exploserait, et que ces nouveaux chômeurs découvriraient que la flexi-sécurité se résume à pointer tous les mois avec les plus anciens ! En colère ? Vous pouvez, mais attendez, madame Parisot n'a pas finit...
Laurence, décidemmment dans un grand jour, propose de «donner davantage d’informations aux représentants du personnel dans l’entreprise» et conclue, en déclarant cette flexi-sécurité, sauce Medef que cela «permettrait d’atténuer deux grandes peurs réelles dans la société : celle du chômage et celle de l’embauche». Cynisme ou humour ? A vous d'en décider.
Il n'en reste pas moins qu'à l'issue de cette négociation majeure, qui sera probablement la dernière de Laurence Parisot, dont le mandat à la tête du Medef prendra fin en 2013, deux solutions s'offriront aux salariés : se battre contre une précarisation généralisée, ou passer de temps en temps admirer la statue en marbre, ou en or massif de Laurence Parisot, que le Medef lui aura consacré, et qui sera installée dans l'entrée de son siège social, histoire de se remémorer le temps d'avant la flexibilité !